Un essai sur le retour des théories de la race supérieure

Ou la démonstration que bannir des choses par l’autorité plutôt que par la raison les fera revenir un jour ou l’autre

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Abstract

Aujourd’hui, certains universitaires demandent à pouvoir réétudier les bénéfices de l’eugénisme et des théories de supériorité de la race. Certains le font de toute bonne foi, dans une démarche scientifique mais certains autres reprennent d’anciennes théories et dénoncent une distorsion de la réalité en mettant sur le tapis que l’inacceptabilité de ces théories à cause de la Shoah n’a aucun sens puisque les nazis n’ont pas massacrés les juifs car de race inférieure mais bien parce qu’ils considéraient les Juifs comme les compétiteurs directs des Aryens.
Développement des théories de tenants de la supériorité raciale et commentaire vis à vis des connaissances scientifiques actuelles dans leurs travaux portant sur l’intelligence via les test de Q.I.


 Je vais vous parler d’un sujet très délicat, celui de l’eugénisme mais aussi celui de la supériorité raciale.

Selon notre appartenance communautaire, raciale, religieuse, idéologique, …, nous avons en général une opinion assez tranchée sur le sujet et toute discussion est taboue. Cependant, je vous propose d’un peu y réfléchir et de confronter ce qui se passe pour l’instant.

 

Pourquoi ? Simplement parce que ce sont des sujets qui sans être du quotidien n’en sont pas moins utilisés pour déterminer dans quel sens le monde devra aller mais aussi pour démystifier le fait que les théories scientifiques ne sont pas compréhensibles par la majorité. Ceci est aussi une démonstration que quiconque désire vérifier par lui-même le sérieux de ces théories ne pourra peut-être pas le faire à 100% ni avoir accès à toutes les informations mais pourra néanmoins se forger sa propre opinion de manière tout à faire sérieuse démontrable.

 

Article « Mainstrain Science on Intelligence » par L.S. Gottfredson en 1994, l’appel à la réhabilitation de l’eugénisme par R. Lynn en 2002 et la publication par la presse française de l’étude de R. Lynn sur les QI européens en 2006. (voir les sources en fin de document pour l’accès aux articles cités). Un site majeur se développe actuellement en français sur ce sujet: Q.I. et intelligence humaine .

 

Il faut d’abord scinder ces articles accompagnés par de nombreux livres, généralement venus des USA ou de Grande-Bretagne en deux groupes : les scientifiques purs et durs qui militent contre l’existence de tabous dans les sciences et les scientifiques qui sont idéologiquement orientés et travaillent non à rechercher la vérité mais à valider des théories à tout prix, dans un sens ou dans un autre.

 

Nous allons parler ici du contenu de ces idéologies qui se distillent un peu plus chaque jour et ou qui sont « indiscutables » pour les groupes idéologiques traditionnels. Cependant, il faut laisser une chose à ceux qui combattent ces théories sans réfléchir, il faut bien admettre que les mises en pratiques de ces idées seraient humainement un désastre et elles sont donc à manipuler avec précaution.

 

Vous me direz que ceci a peu d’importance car seuls une douzaine d’auteurs en traitent. Cependant, lors des appels à signature, ce sont des dizaines d’universitaires qui acceptent de mettre leur crédibilité en danger en signant pour leur cause. Dans la dernière administration Bush, ces personnes étaient très respectées donc l’influence qu’ils peuvent avoir dépasse largement leur nombre et leur position d’origine. Derrière chaque universitaire signataire se cache au moins une dizaine qui sont d’accord mais n’osent pas affronter l’opprobe publique.
 
Par contre, cet article a déjà suscité pas mal de réactions comme vous pourrez le constater dans les commentaires en bas d’article mais également un knol tout neuf en construction: Réponse à Hughes Crépin

 

Je vais ici synthétiser les idées des suprématistes :

  • L’intelligence est universelle et calculable de manière absolue
  • Les différents tests d’intelligence sont suffisamment variés que pour tester même un illettré ou des cultures rares
  • Il existe des évaluations correctes du QI moyen par nation
  • La règle de la courbe de Gauss est absolue dans la représentation graphique de l’intelligence d’une population
  • Il n’y a aucune volonté de défavoriser certaines populations en manipulant le type de test
  • Nous avons une connaissance suffisante du cerveau que pour valider les recherches statistiques actuelles sur l’intelligence
  • Tout groupe ethnique est représenté à chaque niveau d’intelligence mais le graphique du groupe communautaire peut fortement varier
  • Le QI tant individuel que celui des nations est son moteur principal de prospérité
  • Le haut QI est automatiquement un avantage dans la vie et synonyme de réussite mais la position détermine son degré d’utilité
  • Le QI est hérité à 55% des parents et
  • Le QI dépend à 40% du volume cérébral
  • Le QI est fixé à la naissance n’évolue de manière limitée que grâce l’effet Flynn (influence du milieu sur le développement)
  • Le QI est globalement fixé à la naissance mais pourra en partie évoluer durant l’enfance mais deviendra presque totalement inchangeable une fois adulte (vers 16-18 ans)
  • Le QI des femmes est légèrement inférieur à celui des hommes à cause du volume cérébral
  • Les juifs askhénazes et les asiatiques de la zone sino-japonaise représentent les meilleurs résultats, les caucasiens font la moyenne suivi des population du Proche et Moyen-Orient avec l’Afrique Noire pour fermer la marche
  • La génétique appliquée pourrait résorber les déficits de certains et ainsi diminuer les différences
  • L’eugénisme doit être appliqué aux populations peu performantes intellectuellement et/ou aux populations moralement douteuses
  • Le caractère est transmis majoritairement de manière génétique tout comme l’intelligence
  • L’immigration doit être totalement contrôlée afin de ne laisser faire souche que les populations d’élite et non affaiblir le sang et la nation par des personnes ne créant pas une amélioration pour la nation d’accueil
  • Il existe des différences de performances intellectuelles liées à l’ethnie des personnes, même au sein d’un même pays
  • Il faut utiliser ces études afin d’avoir une politique sociale cohérente et efficace
  • Il faut proposer la stérilisation aux personnes génétiquement amoindrissantes pour le groupe et encourager les élites à se reproduire.
  • L’Histoire est finie (théorie de Hegel reprise par Francis Fukuyama)

   

Ceci est certes lapidaire et est contenu dans une vingtaine d’ouvrages comme « Eugenics: A reassessment», « IQ and the Wealth of Nations”, « The Bell curve » ou encore « Race, intelligence, and the brain :the errors and omissions of the edition of » S. J. Gould « mismeasure of The Man », … Je vais à présent reprendre point par point et discuter du contenu

 
 
 

Est-ce que l’intelligence est universelle et calculable de manière absolue?

 

Déjà, il existe une dizaine au moins de définitions de l’intelligence et une personne comme Howard Gardner discerne pas moins de 9 types d’intelligence, plus généralement ceci a été simplifié en 5 types : l’intelligence logique, sociale, musicale, manuelle et culturelle.

Cependant, on n’arrive toujours pas à corréler intelligence et créativité donc cela ne permet pas de relier l’intelligence à la capacité d’évolution, d’invention ou de perfectionnement. Au contraire, la majorité des cultures assimilent l’intelligence à un comportement et des actes en harmonie d’avec sa culture de résidence ou de communauté ce qui devient alors fortement contradictoire que de relier intelligence et progrès puisque socialement l’intelligence est souvent valorisée dans une forme traditionaliste.

 

 

Les différents tests d’intelligence sont-ils suffisamment variés que pour tester même un illettré ou des cultures rares?

 

Depuis Alfred Binet et ses fameux tests d’intelligence, beaucoup de progrès ont été faits, on élargit de plus en plus la variété de ce qui est testé mais le temps et l’argent limitent encore et toujours la précision. En effet, un test n’est valide que si il est reproductible à suffisamment grande échelle afin de produire des résultats qui permettent la comparaison. Actuellement, un test dure entre 2 et 4 heures, la majorité des gens n’ont pas plus de moyens ou de temps à y consacrer. Il existe des tests extensifs portant sur deux jours voire plus mais le peu de volontaires ne permet pas leur prise en compte large.

Cependant, il faut noter ici un problème récurrent celui du durcissement des tests au fur et à mesure du temps.

On estime qu’actuellement, la population gagne 3 points de QI tous les 10 ans ce qui implique le résultat de QI étant une mesure statistique, il faut le corriger afin de maintenir sa valeur moyenne sur une population à 100. Le QI n’est en effet pas une valeur de quantité mais une traduction d’un percentile, donc une mesure statistique. Donc, les gens qui évoluent avec leur temps n’ont pas de soucis mais ceux qui sont rigides reculeraient donc.

Cependant, on dit que ces tests sont objectifs parce qu’ils ne testent que les comportement appropriés et interrogent de manière aculturelle. Certes, l’intention y est mais généralement, toute cette batterie de test est fondée sur une vision occidentale de l’intelligence, il est donc probable que les occidentaux y soient favorisés d’autant que leur programme scolaire est le pendant de ces tests.

Cependant, un élément rarement connu et trop rarement accepté est que les test de QI sont fort affectés par les traumas et le stress. Ainsi des études sur des enfants surdoués vivant en milieux non gratifiants pour l’intelligence ont-ils démontré des chutes de QI au fur et à mesure de la croissance pouvant aller jusqu’à une perte de 30-40% de leurs facultés détectées lors des premiers tests, les enfants vivant en milieux favorables ou neutre n’enregistrant pas de variations significatives de leurs facultés au cours du temps. Les populations des nations vivant dans l’insécurité civile, la guerre, la famine et les dictatures ont donc des résultats de QI qui ne sont pas nécessairement révélateur de leur réel potentiel.
Prenez une personne qui a du mal à tenir son hygiène et un habit décent à cause de son milieu de vie, qui ne mange pas équilibré ni à sa faim tous les jours, qui souffre facilement de maladie à cause de son environenment, qui vit dans la crainte perpétuelle de la violence et qui dort mal la nuit pour des raisons de peurs, cauchemards, risque de sécurité voire de tintammares divers; mettez-le devant un test de QI, le résultat a de grandes chances d’être une catastrophe. Déménagez cette personne dans un environnement décent où il peut exercer une activité professionnelle décente ou suivre une formation et où son alimentation et ryhtme de sommeil deviennent réguliers, laissez-le ainsi un an et refaites-lui passer un test de QI, je n’avancerai même pas à pronostiquer quelle peut être la hausse de QI observée.
Faites l’expérience vous-même, dormez 4 à 8 heures par nuit en laissant votre porte d’entrée non verrouillée et avec la sono  réglée pour se déclencher au hasard, ne faites que 1 ou deux repas par jour composé d’un bol de riz, seulement de l’eau à boire et quelques fruits et ne vous lavez plus ni ne changez de vêtements. Demandez à une personne extérieure de discuter avec vous de sujets divers à l’issue de cette semaine puis passez un test de QI, le résultat va vous surprendre. Ceci n’est pas spécifiquement l’effet Flynn mais une personne qui a des troubles de concentration, du stress intense et un manque de confiance en lui va forcément beaucoup moins bien scorer à un test de QI qu’il ne pourrait le faire en situation « normale ».
L’histoire même de l’Europe montre que la majorité de l’évolution intellectuelle est fort récente donc, globalement, nous manquons de recul pour bien apprécier tout cela:

 

 

Existe-il des évaluations correctes du QI moyen par nation?

 

Nous arrivons ici sur la partie scientifique de ces théories qui se basent sur des études,des résultats de tests, … Richard Lynn présente par exemple une synthèse du QI par nation en se basant sur la corrélation de près de 900.000 tests de QI. C’est évidemment énorme mais il faut rappeler que tout ceci est statistique et dans toute étude statistique, il faut des échantillons représentatifs. Or, Lynn n’a pas testé 900.000 personnes, il a repris les résultats corrélés de ses collègues, il n’y a donc pas d’idée de public-cible, de condition d’exécution de tests, …

Lynn fournit un tableau reprenant le QI moyen de la majorité des nations du monde. Seulement voilà, il n’existe de données suffisantes que pour une quarantaine de nations et les 40 autres ont été calculées par une simple moyenne des résultats de leurs voisins. C’est probablement acceptable mais ceux qui ont fait des études scientifiques savent que le coefficient d’erreur de cette méthode est assez colossal.

Cependant, ce tableau est très intéressant et vous verrez par près que selon son point de vue, on y lit ce que l’on veut y lire, les mathématiques ne sont pas souvent des sciences exactes d’une part surtout quand les données de bases sont aussi instables mais, surtout, entre le chiffre et ce que l’on veut lui faire dire et les éléments que l’on considère valides et ceux que l’on rejette, les conclusions peuvent très fortement diverger.
Nous noterons ici des éléments troublants que Lynn ne soulève absolument pas, les pays en queue sont tous des pays en guerre, en guerre civile et ayant été durablement traumatisés par des razzias, colonisation et sont également souvent des dictatures féroces.
Cependant, 3 éléments sont surprenants sur ces chiffres de l’Afrique Noire, les QI moyen à partir 85 sont des déficiences mentales légères et à 70 des déficiences moyennes supposant ne pas réussir à dépasser le niveau d’un enfant moyen de 12 ans.
 
Ceci supposerait que 75% de la population d’Afrique Noire serait incapable de lire, écrire et calculer correctement tout au au plus estimer et déchiffrer. Elle serait incapable d’utiliser des véhicules automobiles, des machines-outils même des machines à coudre, incapable de construire des bâtiments, d’organiser une vie sociale et de gérer des ressources, incapable même de cultiver sans instructions permanentes et incapables d’utiliser des armes à feu. Même si la situation africaine est préoccupante, on se rend quand même facilement compte qu’il y a une caricaturisation de la situation.
Un article récent du docteur Chérif Salif démontre d’ailleurs que sans faire preuve de la vitalité chinoise, l’Afrique progresse néanmoins avec des taux de croissance largement supérieurs à l’Europe et aux USA et une baisse générale des conflits : L’aide publique au développement est-elle efficace ?
 
En plus, Lynn prétend que le QI est favorisé par la latitude vers le nord si le groupe sociale atteint des masses critiques suffisantes. Or la carte Africaine ne confirme pas vraiment cela, la carte Européenne l’invalide totalement et la situation de la Mongolie et de la Russie montre des discontinuités qui sont largement plus importantes que le seul exemple Chine/Japon/Corée.
Nous avons ici un manquement grave à la rigueur scientifique, la rupture dans les données est telle qu’un scientifique a alors l’obligation morale de vérifier la validité des données d’un part mais aussi si il n’existe pas des phénomènes externes qui influent sur les résultats (un peu comme les astronomes qui déctectent les objets célestes invisibles grâce au désordre gravitationel qu’ils engendrent). Il existe cependant plusieurs versions de ces cartes ce qui démontre que l’analyse est loin d’être terminée: 1 , 2 , 3 .

 

La règle de la courbe de Gauss est-elle absolue dans la représentation graphique de l’intelligence d’une population?

 

La courbe de Gauss, tout comme la suite de Fibonacci sont des représentations théoriques et épurées de la réalité, la déviance entre la courbe et la réalité peuvent fortement différer. Il y a ici une contradiction par ailleurs, si l’on stérilise les sujets peu performants et que l’on booste les sujets performants, on ne peut pas en même temps dire que la courbe de Gauss (Bell curve) est un modèle absolu, cela revient à lui couper la queue et lui allonger le cou donc à déformer le modèle mais aussi les relations sociales. Les statistiques sont une science des potentialités destinée à représenter, projeter et analyser des situations mais elles ne sont en rien des sciences précises. Elles rejoignent d’ailleurs là les tests d’intelligence, ce sont toutes deux des mesures de potentiels mais même un génie peut très bien ne rien réaliser de sa vie ou bien une situation totalement improbable survenir (quelles étaient les chances statistiques que deux avions s’encastrent dans les deux tours du WTC à New York ?). Cependant, il faut noter une vision tout aussi déviante de la courbe de Gauss, celle du socialisme qui voit les capacités humaines comme une sorte de parabole très élancées avec très peu de différences entre les gens. Ce n’est peut-être pas faux si l’on prenait la peine d’étudier la globalité de toutes les capacités des gens mais, dans les tests actuels, c’est évidemment une vision tronquée et dangereuse quand elle est appliquée à l’enseignement et aux nominations puisque décapitant les élites et névrosant les moins doués en leur imposant un niveau qu’ils ne peuvent évidemment pas atteindre malgré leur meilleure bonne volonté ce qui amène à un nivellement par le bas qui ayant l’avantage de flatter la paresse humaine finit par entamer le niveau de toute une nation. Cependant, l’alternative libérale, ironiquement, produit les mêmes effets car confusionnant intelligence et argent et rejetant la majorité de la population à des formations les moins onéreuses possibles tout en limitant leur niveau afin de les maintenir à leur place : une main-d’œuvre docile et pas chère doublée de consommateurs soumis.

Par contre, cette courbe de Gauss (Bell Curve) est véritablement le cheval de bataille des suprématistes. or, elle peut leur être retournée. En effet, cette courbe est un modèle statistique et si il en existe un qui pour chaque ethnie, chaque groupe, chaque nation, la première chose est d’avoir un point de référence. Donc, le QI moyen de référence de l’Humanité doit être de 100, or si l’on reprend le fameux tableau, l’on voit très vite qu’il n’en est rien, le point de référence de l’étude est donc erroné, le QI n’étant pas une unité de mesure mais une traduction d’une valeur statistique.

L’autre point qui devient plus bizarre, c’est que ces études, pour exprimer une supériorité raciale, sont obligées d’admettre que la courbe de Gauss de chaque groupe est de la même forme, ce qui revient à dire que le QI moyen est généralement entre 50 et 150.  Pour les noirs qu’il serait alors entre 35 et 105 et pour les métis noirs dont Lynn condescent à mettre la moyenne à 85, il serait alors compris entre 42 et 127. Pourquoi ce postulat serait-il une obligation pour les suprématistes?

Simplement parce que si il en était autrement, cela signifierait qu’un population donnée pourrait certes avoir une cloche plus applatie mais contiendrait néanmoins en son sein tout le potentiel nécessaire à l’intelligence et plaiderait alors pour des causes conjoncturelles.

Si chaque groupe n’avait pas la même courbe de Gauss, cela signifierait alors que les populations noires ou asiatiques auraient un graphe déformé en regard des caucasiens. Donc, si les théories de Lynn étaient justes, les asiatiques auraient beaucoup moins d’arrriérés mentaux mais avec des retards beaucoup plus sévères dans leur population et beaucoup plus de surdoués,à l’inverse, les populations noires ne pourraient pas atteindre le niveau de surdoué et signifiant que seuls les métis pourraient potentiellement l’atteindre.

Si l’on applique mathématiquement les théories de Lynn et consors avec une simple règle de proportionnelle, vu qu’il existe sur Terre approximativement 1 milliard et demi de noirs, dont un demi milliard sont potentiellement métisés de caucasien et d’asiatique, seuls 250.000 d’entre eux seraient surdoués ce qui serait fort peu et ne pourraient avoir comme génie (score excédent 150) que de l’ordre de 250 personnes métissées dans le monde entier.

Par contre, pour démontrer mathématiquement l’absurdité des théories raciales, il suffirait de rassembler plus d’une centaine de noirs de pure souche avec un QI excédant 130 ou bien 300 métis de QI excédant 150.

Or les courbes de couches sont régies par des calculs d’intégrales (fonction gaussienne) qui vont encore accentuer les écarts et, dans la pratique, si elles étaient appliquées à la répartition du QI, cela mettrait les populations noires avec une QI entre 50 et 108, …

Lynn va résoudre ce dilemne en appliquant les règles de courbe de Gauss aux seuls Caucasiens, Hispaniques et Noirs métissés (la représentation graphique des Noirs pure souche étant si extrême qu’elle détruit l’exposé). Par contre, pour les Asiatiques, on s’aperçoit assez vite que la courbe ne contient en fait pas le 100% comme les autres, en réalité, la courbe des Asiatiques ne fait que grosso modo 9,45/10 de la longueur des autres courbes, il y a donc là un problème car la base la crourbe Asiatique est identique à celle des Caucasiens ou presque, seulement décalée et applatie ce qui ferait une variation de surface de l’ordre de 8 à 9%. En fait, la surface des courbes des Hispaniques et des Noirs est également légèrement supérieure, tout ce graphique est donc déformé car Lynn ne représente pas les mêmes surfaces selon les populations avec près de 10% de variation de surface entre la première et la dernière courbe.

On peut espérer que ceci soit une erreur et une preuve que l’analyse d’une thèse est souvent plus utile que son rejet automatique.

 

N’y a-t-il aucune volonté de défavoriser certaines populations en manipulant le type de test?

 

Malheureusement, tant les instituts scientifiques que les instituts de sondage sont financés pour obtenir des résultats et bien souvent, il n’est pas demandé de trouver des résultats mais surtout de valider des résultats amenés par le sponsors. Il  y a donc bien correction dans le chef des organismes de test, souvent la sensibilité idéologique de l’organisme testeur est la même que celle de son sponsor donc il y a sélection du public et du type de test.

En prime, tout ce système de testing repose bien souvent sur des stagiaires ou des étudiants sous payés qui arrangent les résultats afin de correspondre aux critères définis et donc être payés ou éviter d’être virés. On observe également tant chez Lynn, Gould,  Rushton et Gottfresdon  qu’ils récupèrent des études de QI qui ont été faites pour des besoins particuliers et sur des sujets très ciblés. Ces études spécifiques ne peuvent bien entendu pas être injectées dans des études globales puisque étant purifiées et donc avec des résultats volontairement extrêmes comme pour étudier les maladies mentales, la douance ou les facteurs d’intégration de sujets particuliers, … Par exemple, Gould en tentant de décrédibiliser les études de Lynn va user des mêmes méthodes biaisées que lui.

 

Avons-nous une connaissance suffisante du cerveau que pour valider les recherches statistiques actuelles sur l’intelligence?

 

C’est peut-être l’opinion la plus stupéfiante, celle de croire alors que nous commençons seulement à avoir des appareils d’imagerie médicale performants que nous avons fait le tour du fonctionnement du cerveau. Tous les jours, des découvertes sont encore faites et il faudra encore des dizaines d’années malgré les moyens technologiques et de communication actuels que pour comprendre la portée de ce que nous observons actuellement.

 

Tout groupe ethnique est-il représenté à chaque niveau d’intelligence et le graphique du groupe communautaire peut-il fortement varier?

 

C’est possible mais tout dépend de ce que l’on reconnaît ou pas comme de l’intelligence. Le livre de Richard Dawkins «Le Gène égoïste » traite de Darwinisme social et d’appropriation aux circonstances. Sans aborder le relativisme culturel, on compare parfois ce que l’on ne veut pas comparer.

Il ne faut pas non plus confondre les causes et les effets. Dire qu’une population est plus conne qu’une autre parce que sa peau ou ses gènes sont de qualité inférieure mais ignorer sciemment que cette population n’a jamais connu la paix civile ou militaire ou que ses traditions ne valorisent pas l’intelligence n’est pas correct. En effet, d’une part, il faut des tests de QI rigoureux sur des échantillons suffisants (et non pas sélectionnés de manière orientée) mais aussi d’autre part, le mode de vie d’une population va favoriser certaines formes d’intelligence aux détriments d’autres. Les occidentaux ont tendance à ne considérer que l’intelligence technique qui est souvent vue comme secondaire chez des populations dont la survie quotidienne ne dépend pas de techniques sophistiquées.
Il est également surprenant de constater que les cultures qui valorisent le plus le suprématisme culturel soient les occidentales, japonaises, juives et musulmanes. Toutes des cultures qui se sont composées essentiellement en pillant le meilleur de la culture des autres (comme la culture occidentale qui est fondée sur l’héritage chinois, arabe, juif, grec, romain, égyptien, nubien, babylonien et indien).

 

Le QI tant individuel que celui des nations est-il son moteur principal de prospérité?

 

C’est ici probablement l’élément le plus tordu de la démonstration. En effet, il faudrait supposer que des gens comme Bill Gates, Bernard Madoff, … sont tous des génies. Or si certes leur intelligence est manifeste, ils n’ont souvent qu’un QI supérieur et ont plutôt développé fortement l’intelligence sociale et l’art de jouer avec le système ou de compiler les idées d’autrui.

De même pour les nations, le QI de la Suisse, du Luxembourg, de Singapour, de Hong Kong, de Dubaï, … devrait exploser les plafonds, or il n’en est rien. La théorie dit ici que la surabondance artificielle de ressources n’influe pas le QI, il s’agit de situations artificielles.

Pour le moins étrange, les USA ne se démarquent pas plus que cela. Certes les exemples qui valident le systèmes seraient finalement la Chine et le Japon.

Mais, en regard de l’Histoire est-ce réellement logique? Les cycles historiques tels que Spengler les décrit et repris par A.E. van Vogt dans son oeuvre d’anticipation la Faune de l’Espace démontrent que les centres économiques, culturels et intellectuels se sont toujours déplacés et que presque chaque endroit du globe a eu son heure de gloire.

 

Le haut QI est-il automatiquement un avantage dans la vie et synonyme de réussite et la position déterminant son degré d’utilité?

 

Allez dire cela dans une assemblée de surdoués comme chez Mensa et vous découvrirez que QI et réussite est même statistiquement moins bon, une personne moyenne ou de la moyenne supérieure a plus de chance de réussite qu’un génie ou qu’un surdoué. L’organisation sociale parasite tout cela, le succès social et professionnel sera plus une combinaison de relations, de milieu de naissance, de couleur de peau, de religion/idéologie, de flexibilité morale et de capacité de trahison/soumission que de l’intelligence pure. Bien entendu, ceci est aussi une forme d’intelligence mais je suis quand même relativement sceptique quand à son effet sur le progrès mais surtout quant à la productivité réelle de ce type d’intelligence autre que celle qui favorise l’individu au centre de tout cela.

 

Le QI est-il hérité à 55% des parents?

 

Je ne vais pas me lancer dans une longue explication sur la génétique, je renverrai simplement aux travaux de Mendel et au livre de Dawkins « Le Gène égoïste » ainsi qu’à l’œuvre de Charles Darwin. En gros, nous sommes composés en partie par des gènes purs venant de l’un ou de l’autre de nos parents voire grands-parents (certain gènes « sautent » une ou plusieurs générations) mais également à une combinaison aléatoire entre les gènes de nos parents. La génétique est une loterie et tirer des statistiques dessus, c’est comme vouloir gagner au Loto avec. On peut approcher la réalité par des prévisions mais même le cas le plus improbable peut survenir, ce n’est pas une règle scientifique juste le nombre de chance sur 100, jamais aucune certitude n’est possible sur une matière qui est la combinaison d’au moins 46 chromosomes et de plus de 20.000 gènes, je vous laisse calculer la complexité des combinaisons possibles, surtout si l’on considère la théorie darwiniste de l’évolution qui n’exclut pas une forme d’auto-création à tout moment suivant les circonstances.

Le professeur R. E. Nisbett s’est lui penché sur les manière de faire augmenter le QI mais aussi à valider l’influence de l’environnement  sur le développement de l’intelligence. Non seulement, il découvre que les populations stigmatisées sont en train de rattrapper leur retard mais en plus, il démontre que les techiques d’éducations, même sur des enfants adoptés peuvent faire croître le QI de manière considérable en regard du niveau d’origine. Bien sûr, tout a hélas une limite mais, globalement, les gains observés par Nisbett on tendance à ramener le QI moyen mesuré à des valeurs de 100 ou plus, validant ainsi l’effet Flynn ainsi décrit-il calmement toutes ses observations dans son ouvrage  »Intelligence and how to get it« .

 

Le QI dépend-il à 40% du volume cérébral?

 

Cette théorie qui permet une ethnisation du QI mais aussi dévalorise les femmes est intéressante car se basant sur des études qui sont cette fois plus rigoureuses. Cependant, le mode de pensée des hommes et des femmes étant légèrement différent, la comparaison devient beaucoup plus difficile.

Et si nous sortons de l’analyse humaine pour se souvenir que l’Homme n’est qu’un animal évolué, nous pourrions oser une comparaison avec deux primates très opposés, le singe pouce et le gorille.

Le gorille pèse plus de 170 kg et son cerveau de l’ordre de 570 grammes

Le singe marmouset nain atteint à peine 130 grammes et un cerveau de moins de 5 grammes.

Je vais simplement reprendre Lavoisier, la pensée développée serait sensée se trouver dans la matière de « réserve » du cerveau, celle qui n’est pas réservée à notre survie, réflexes, …

Or, ces deux animaux, du même règne, ont des complexités sociales semblables et des dextérités et mode de vie si pas comparables néanmoins très proches.

Plus près de nous, le chimpanzé dépasse 57 kg et un cerveau de 450 grammes alors qu’un humain de ce poids aura plus de 1370 grammes de cerveau. Le chimpanzé réussit à avoir un QI jusqu’à 60 malgré tout ! Donc, si nous prenons la zoologie à témoin, le QI et le volume du cerveau semble avoir bien peu de rapport. Même avec le ratio cerveau/masse corporelle.

Le singe marmouset devrait donc avec un niveau intellectuel d’oiseau voire de reptile vu son faible volume cérébral résiduel utilisable par l’intelligence. Si le chimpanzé réussit à avoir un QI de 60 avec un poids cérébral 3 fois moindre, c’est qu’il y a encore bien d’autres niveaux.
On m’a alors mentionné un quotient d’encéphalisation que l’on utilsie pour expliquer que les génies et les surdoués n’ont pas un cerveau spécialement plus gros mais plus performant ce qui achève bien entendu la théorie d’une corrélation directe entre poids cérébrale et intelligence.
De plus, même le plus brillant cerveau dépend encore de la manière dont on s’en sert et certains sont bien plus brillants depuis leur bien moyen cerveau tandis que d’autres ne tirent que stérilité de leurs bien hautes prétentions. Je le répète encore, le QI est une estimation partielle du potentiel d’un individu ce qu’il réussira à force de détermination et d’efforts est encore une autre histoire.
J’ajouterais à cela les phénomène de nanisme, actuellement la plus petite femme du monde a 14 ans (admise en tant que femme car sa croissance est considérée comme terminée) et suis des études tout à normale. Elle mesure 58 cm, ce qui est plus de deux fois et demi moins que la moyenne des femmes actuelles. Comme c’est quasiment une naine harmonieuse, son cerveau a un volume presque proportionnel à la moyenne soit près de 9 fois moins de volume et 6 fois moins de surface cérébrale qu’une femme moyenne. Or, elle suit une scolarité normale et ne souffre d’aucune insuffisance intellectuelle, elle est la preuve vivante que l’intellegence ne réside pas dans la quantité de matière cérébrale mais bien sur des mécanismes beaucoup plus subtils.
Ajoutons aussi qu’aucune étude n’a relevé un degré de crétinisme supérieur chez les nains, souvent même leur état stimule-t-il leur intelligence?
Donc des humains ayant un cerveau plus petit qu’un chimpanzé ont un intellect normal.
 
Autre point gênant, une étude se terminant en janvier 2011 a  déterminé que depuis 30.000 ans, le volume de notre cerveau diminuait. Notre cerveau actuel serait donc quantitativement inférieur à celui d’un homme de Cro-Magnon. Or il semble indiscutable que toute l’humanité actuelle « normale » est plus intelligente qu’un homme préhistorique voire même généralement plus intelligence que le meilleur des hommes préhistoriques. [2] 
 
 

Le QI est-il globalement fixé à la naissance mais pourra en partie évoluer durant l’enfance mais deviendra presque totalement inchangeable une fois adulte (vers 16-18 ans)?

 

C’est peut la partie la plus intéressante de leurs théories et ils ne réalisent pas qu’ironiquement c’est celle qui met par terre tout le reste. En effet, « l’effet Flynn » détermine que l’intelligence est favorisée par les bonnes conditions d’éducation, d’alimentation et la stimulation. Donc, c’est rarement la génétique qui va défavoriser certaines ethnies mais plutôt leur mode de vie couplé à leur milieu.

En effet, si nous comparons toutes les libertés et confort vis-à-vis de pays où :

La majorité des mariages sont arrangés ou forcés et donc les enfant autant subis que le conjoint, l’amour et l’attention envers ces enfants en sera que rarement optimale

Des pays ou la guerre et/ou l’insécurité sont permanentes

Des pays où manger à sa faim est déjà un  luxe, ne parlons même pas de l’équilibre alimentaire

Des pays où l’éducation est quasi absente

Des pays où bien des connaissances sont interdites ou n’atteignent pas la population

Des pays où la plus haute science est la religion

Donc, clairement, si nous prenons en compte l’effet Flynn qui explique aussi la progression générale du QI de l’Humanité ces 100 dernières années, la piste ethnique de l’intelligence en prend un grand coup.

Nous serions ici encore dans un cas où causes et effets sont mélangés.

 

Le QI des femmes est-il légèrement inférieur à celui des hommes à cause du volume cérébral?

 

Comme vu dans l’explication de la corrélation entre le volume cérébral et l’intelligence, un gorille ou un chimpanzé ne sont pas plus malin qu’un homme nain alors qu’il gagne largement tant sur le ratio ou que sur la masse. J’ajouterais ici l’exemple des enfants surdoués qui peuvent même déjà dépasser des adultes moyens alors que leur développement cérébral n’est pas achevé et leur volume encore largement inférieur. Ironiquement, pourtant, leur QI ne semble pas évoluer beaucoup avec l’âge mais rester constant en valeur au fur et à mesure de leur croissance (un QI est absolu pour les adultes mais attaché à une tranche d’âge pour les enfants, à 12 ans, un enfant a en moyenne un QI absolu de 60 ce qui lui offrirait théoriquement un QI de 100 à l’âge adulte).

   

Les juifs askhénazes et les asiatiques de la zone sino-japonaise représentent-ils les meilleurs résultats, les caucasiens font-ils la moyenne suivi des population du Proche et Moyen-Orient avec l’Afrique Noire pour fermer la marche?

 

Même si ceci était exact, les tests ayant amené à ces conclusions étant sujets à caution sur plusieurs plans, je vais revenir à la théorie du « Gêne égoïste » de Dawkins  mais aussi au Darwinisme social. Le tableau des QI est à ce stade très parlant et comme je le disais, on peut le lire de plusieurs manières d’une part mais il ne faut pas non plus confondre causes et effets.

L’Afrique va mal, c’est difficile de dire le contraire mais quand ce sont des universitaires blancs, descendants des colonisateurs et esclavagistes qui le disent et assènent que de toute manière les noirs sont inférieurs, cette couleur étant un signe extérieur de manque d’intelligence, il faut quand même réagir.

Prenons le cas des Africains actuels, essentiellement Afrique Noire :

Ils ont subi 1000 ans de traite négrière musulmane jusqu’au centre du Congo, cette traite est une préfiguration du fameux dilemne du prisonnier où  trois choix sont possibles: collaboration, trahison unilatérale ou trahison bilatérale. Sauf que les Africains n’avaient réellement comme choix que d’être esclave ou esclavagiste, le gain possible par l’union des tribus étant illusoire en regard de la menace et de son ampleur. Cette traite a détruit tout le tissu social inter-tribus, dévastés les infrastructures et appauvri le patrimoine génétique par des ponctions continues sur les meilleurs individus, tués ou déportés.

Ils ont subi 300 ans d’esclavagisme industriel occidental et cette période a rendu également presque impossible toute vie organisée sur les côtes, les Africains se réfugiant le plus possible à l’intérieur des terres et subissant par là le plus grand sélecteur naturel d’Afrique, détaillé au point suivant.

Les Africains subissent une sélection naturelle impitoyable par la maladie du sommeil, les hépatites, fièvre jaune mais surtout par la malaria. Le critère de survie y est donc bien la résistance physique et moins l’intelligence qui ne peut rien contre ces fléaux qui s’abattent dès la naissance. La malaria a en revanche longtemps protégé l’Afrique de la colonisation, jusqu’à l’invention de la quinine néanmoins… Malaria qui n’a été éradiquée d’Europe qu’au XXème siècle, preuve si il en faut que ce n’est pas un problème évident surtout dans un continent si vaste.

Les africains ont été colonisés par les européens, les élites militaires massacrées ou déportées, les élites politiques corrompues ou déportées et les élites intellectuelles emprisonnées ou exécutées. Puis, lors de la décolonisation, les éléments les plus brillants ont souffert de lourdes pertes, les survivants tombant généralement sous les coups des complots et des assassinats dans la période actuelle de néo-colonisation sous forme économique ou d’influence politique.

Suite à tous ces éléments, les sociétés africaines sont généralement livrées à l’insécurité civile la plus totale, voire à la guerre ou à des guerres civiles incessantes, alimentées pour les vieilles rancoeurs ou par des fonds extérieurs qui sèment le trouble afin de piller les richesses tranquillement tout en s’assurant de la protection des différentes factions en payant le train de vie de leurs leaders et l’armement.

Comment diable voulez-vous que l’intelligence soit valorisée dans un environnement qui demande essentiellement de la résistance physique ? La sélection naturelle va évidemment favoriser les sujets les plus robustes et ceux-ci s’approprient de gré ou de forces les femmes, les intellectuels ne vont donc pas avoir un impact énorme dans la reproduction, c’est exactement la situation du Moyen-Âge en Europe avec ses seigneurs féodaux que l’on a résolue en les poussant à allant casser de l’infidèle en Terre Sainte pour couper les jarrets aux invasions musulmanes tout en épurant nos propres bas du plafond, permettant ainsi l’émergence des nations modernes.

Cependant, le jour où l’Afrique bénéficiera de l’effet Flynn, ils remonteront très « vite » mais il faudrait sûrement au moins 5 générations et il n’est pas non plus garanti qu’à l’instar des civilisations asiatiques, ils ne développent alors des cultures dont les fondements seront si différents que la comparaison n’aurait que peu de sens. Cette renaissance africaine serait d’ailleurs une opportunité car si elle se fait dans le respect de leur identité, ils pourraient nous offrir de nouvelles aptitudes qui nous manquent actuellement pour continuer à progresser.

Pour les juifs ashkénazes, c’est l’inverse, ils ont été limités pendant près de deux millénaires à ne pouvoir exercer que des métiers d’artisans qualifiés, de musiciens, d’économistes et banquiers voire de gestion. Ce sont quasiment exclusivement des activités intellectuelles, la sélection naturelle et l’influence a donc forcément favorisé l’intelligence. Même si ils se seraient bien passé d’un tel destin, bien entendu.

Pour ce qui est de la Chine et du Japon, ce sont de grandes civilisations millénaires mais parler de la Chine est compliqué, car ce sont une myriade d’ethnies différentes et il est fort à parier que les tests ont essentiellement portés sur des citadins Han. Pour les Japonais, il est à craindre que leur culture sociale fasse que ceux qui ne s’en sentent pas digne évitent de se faire tester. La civilisation japonaise ayant hérité son intellectualisme de la Chine, il est surprenant de voir une telle différence de score et si l’on sait que les Amériques sont peuplées des mêmes souches qu’en Chine, Mongolie, Corée et Indonésie, l’on se heurte à un problème dans les théories de Lynn. En effet, ce sont les mêmes populations et pourtant la réalisation de leurs potentiels est totalement différente.

Sauf si l’on considère, comme pour l’Afrique que l’influence européenne a tellement détruit le tissu social que la situation devient alors logique.

Cependant, pour revenir à l’Afrique, les civilisations Nubiennes qui influencèrent jusqu’à l’Egypte, de Dakar et du Zimbabwé, pour ne citer que ces exemples, étaient remarquables pour leur temps. Le royaume de Madagascar qui est un exemple très différent car métissé ne fut par exemple envahi que parce que les malgaches intégraient trop bien les techniques européennes et devenait un danger.Le Royaume d’Ethiopie ne tomba sous les armées européennes qu’au XXème siècle, après 1200 ans de résistance contre les envahisseurs divers.

 

La génétique appliquée pourrait-elle résorber les déficits de certains et ainsi diminuer les différences?

 

Américains et russes ont essayé pendant plus de 40 ans de créer des surdoués, il est difficile de dire quels progrès seront possibles. Cependant, éthiquement, agir sur l’intelligence de quelqu’un, c’est modifier sa nature. Comme, à priori ce ne serait possible que in utero ou dans les premiers âges, cela pose question. En plus, si il est possible d’améliorer génétiquement l’intellect, il sera alors possible de faire l’inverse et donc de réduire en esclavage intellectuel une partie de l’humanité sans possibilité de révolte cette fois, à méditer.

   

L’eugénisme doit-elle être appliquée aux populations peu performantes intellectuellement et/ou aux populations moralement douteuses?

 

Ceci est une atteinte aux droits de l’Homme mais pourtant, peut-on autoriser la transmission des tares humaines pour des raisons de Droits? Au-delà de l’aspect moral, va se poser un autre problème, qui va déterminer les critères et qui va décréter qui a droit ou pas à se reproduire ?

Darwin et Mendel nous apprennent aussi que la génétique ne part pas toujours du plus haut pour évoluer et si nous appauvrissons la variété humaine, qui sait si nous ne sacrifions pas sans le savoir l’avenir de l’espèce humaine d’autant que la survie n’est pas basée sur l’intelligence mais souvent sur des facteurs bien plus complexes. En plus, ce genre de comité de censure pourrait fort bien être instrumentalisé et même aujourd’hui, beaucoup de psy préfèrent interner des surdoués plutôt que de les aider à vivre en société. Car c’est un autre aspect du problème qui est totalement ignoré par les tenants de la suprématie raciale, les sujets d’élite sont habituellement très difficiles à vivre et souvent classés comme déviants, ils risquent donc de détruire ce qu’ils prônent, faute d’en accepter les conséquences sociales ce qui reviendrait quasiment à faire coup nul ou créer une forme de socialisme de fait en créant une société composée essentiellement de gens moyens.

La moralité et le caractère sont-ils transmis génétiquement?

Sur ce plan-là, le tabou sur le sujet est vraiment dommageable car démêler inné et acquis est compliqué puisque la majorité des enfants vivent avec ceux dont ils sont issus. Cependant des études sur des orphelins ou dans les familles monoparentales montrent des signes de transmissions assez étonnants ce qui serait logique si l’on ne considère le cerveau que comme une usine chimique, une partie du caractère et donc une partie de la moralité seraient bien en partie héréditaire mais de même manière que le QI, une partie héritée et une partie combinée puisque le cerveau et ses émetteurs chimiques serait construit sur des plans semblables.

Cependant la plasticité du caractère et de la moralité est beaucoup plus grand que pour le QI et il n’est pas rare de voir des gens totalement changer au cours de leur vie. Ceci est lié au fait que le caractère est fortement influencé par le milieu, essentiellement les relations sociales, la position sociale et l’alimentation.

 

L’immigration doit-elle être totalement contrôlée afin de ne laisser faire souche que les populations d’élite et non affaiblir le sang et la nation par des personnes ne créant pas une amélioration pour la nation d’accueil?

 

Ce postulat est parfaitement compréhensible mais dénote d’un égoïsme ethnique étonnant ainsi que d’une forme d’aveuglement. D’un côté, l’on pourrait reprocher à un peuple son médiocre niveau mais d’un autre leur prendre leurs élites ?

C’est un peu machiavélique selon moi surtout que la plupart du temps, on tâchera d’exploiter ces élites sans leur permettre de se développer et en tachant de réfréner leur niveau au profit des indigènes. Donc, ce concept ne permettrait dans les faits qu’un renforcement des inégalités.

   

Existe-il des différences de performances intellectuelles liées à l’ethnie des personnes, même au sein d’un même pays?

 

Idem que pour l’affaire du QI par pays, bien souvent la population accusée d’être d’un mauvais niveau est stigmatisée, harcelée et persécutée. Son niveau ne peut donc que péricliter. Dès le moment où elle bénéficie de l’effet Flynn, la balance se rétablit bien vite (à l’échelle de l’Histoire).

   

Faut-il utiliser ces études afin d’avoir une politique sociale cohérente et efficace?

 

Oui et non, oui ce serait bien d’avoir une politique sociale rationnelle et efficace. Non pas si c’est pour utiliser des études biaisées et orientées. L’enseignement est ici vital et surtout de limiter les influences des idéologies qui conduisent tant à gauche qu’à droite ou pour les religions à diminuer le niveau du peuple afin de faciliter le pouvoir des apparatchiks du système.

 

Faut-il proposer la stérilisation aux personnes génétiquement amoindrissantes pour le groupe et encourager les élites à se reproduire?

 

Sur quel critère, qui va décider ? Par contre, c’est une analyse intéressante que de constater que plus on est aisé et intelligent, moins on se reproduit, la pyramide de Maslow montre que plus on est bas, plus on est dans la survie et donc plus on a d’enfant, ce qui est énoncé par Malthus.

Cependant, on peut ici s’interroger sur la faisabilité mais l’expérience du communisme et de ses dérives bureaucratiques et de corruption démontrent que l’Homme n’a pas la moralité suffisante actuellement que pour mettre cela en œuvre.

Puis, comme pour la stérilisation forcée, comment savons-nous si nous ne sommes pas en train de sacrifier les gènes qui mèneront à un saut évolutif ou bien permettront à l’Humanité de survivre lors d’une crise future ? Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut préserver la biodiversité car il est impossible de déterminer ce qui est utile ou inutile, je crains que pour le pool génétique humain, cela ne soit la même chose. Certaines mauvaises herbes et animaux peu sympathiques sont essentiels au fonctionnement de la planète, il en est de même de nos gènes.

 

L’Histoire est-elle finie (théorie de Hegel reprise par Francis Fukuyama)?

 

Hegel pensait que l’Histoire, non pas dans ses faits mais dans son évolution qualitative serait limitée et certains lui ont  prêté la pensée que l’Histoire finissait avec Napoléon redistribuant les bienfaits de la Révolution Française et que désormais les progrès sociaux et de la pensées étaient terminés, tout était abouti, ne restait plus qu’à le diffuser à l’Humanité entière. Selon lui, la possibilité de progrès social était limitée et comme toute la société s’articule autour de ce social et à son service, le progrès technologique et les évènements historiques qui suivent l’avènement de la démocratie ne méritent plus la même attention ou perdent toute substance puisque l’essentiel est désormais accompli.

Fukuyama vient récemment de publier une confession de ses erreurs car il fut un des plus virulent défenseur de cette théorie rajoutant seulement que le libéralisme achèverait l’œuvre de la Révolution Française en offrant tout à chacun opportunités égales et liberté absolue.

Ceci est bien évidemment énorme, c’est en fait un héritage des grecs anciens et de leur égocentrisme sans borne, eux déjà pensaient avoir atteint le pinacle de l’Humanité. Le concept de démocratie libérale comme valeur absolue tel que le préconise Fukuyama mâtiné à la sauce néo-conservateur ayant démontré ses dernières années ses dérapages totalitaires…

 

Il est bien évident que l’Histoire de l’Humanité ne s’achèvera qu’avec le dernier Homme et que les défis de ce siècle quant au multiculturalisme nous montre que bien des choses restent encore à inventer et à trouver.

 

Conclusions:

 

Je félicite et remercie les lecteurs qui sont arrivés jusqu’ici, je crains d’avoir été fort long et parfois ennuyeux et pédant.

Néanmoins, j’espère vous avoir intéressé, appris quelques détails mais surtout poussé à prendre confiance en vous-même et de vous démontrer que la révolution de ce siècle, c’est la disponibilité de l’information et donc de vous offrir la capacité à vérifier les choses que l’on vous assène.

 

Je reviendrai simplement sur deux notions fondamentales :

Entre les causes et les effets, la différence n’est pas toujours aisée et il faut une prudence extrême car une erreur d’appréciation peut bien évidemment être fatale, l’usage des statistiques est sur ce sujet très délicat et autant faut-il être capable de prendre des décisions, autant faut-il se rappeler que la réalité quand, on la théorise en devient une sorte de caricature, un reflet de la réalité et non une reproduction exacte.

La deuxième est au sujet des cautions universitaires. Une théorie, pour être acceptée est censée être validée par un nombre suffisant d’universitaires. Or, beaucoup d’études sont entachées d’erreurs et les combiner augmente l’erreur encore, c’est l’erreur cumulative. Il est également possible que l’abus de statistiques permette à des universitaires de déclarer un peu ce qui leur chante sans risque de se tromper puisque leur permettant de se réfugier derrière une erreur d’interprétation des chiffres ou de prétendre que la situation est le reflet d’une situation improbable donc imprévisible par eux.

Peu de gens sont objectifs et aucune université ne l’est, chaque universitaire est tenu à publier des résultats compatibles avec l’université qui l’abrite mais aussi d’avec l’idéologie et les buts du ou des sponsor (s) qui le finance (y compris le gouvernement). Ceci amène trop souvent à une distorsion des conclusions et des études. Ajouté aux erreurs, cela amène alors des personnes de bonne foi à se tromper lourdement car dans la méthodologie scientifique, l’on est tenu de se référer à d’autres études et il est de bon ton que les valeurs d’une expérience de soient pas trop différents de ceux d’expériences semblables et de même type précédemment publiés, il y a donc danger de contamination surtout dans les domaines pionniers. De même, agglomérer des données sans avoir ou sans tenir compte de tous les paramètres des tests ou expérimentions peut altérer grandement la vision du sujet étudié.

Tout ceci démontre également une chose, les scientifiques travaillent trop souvent de manière cloisonée, si ils regardaient les travaux en zoologie, en histoire, en mathématique pure, … Bien des soucis seraient évités, l’eugénisme de la pensée la rend rarement juste et appropriée. 

 
Il existe également une grande tentation à ces dérives où l’on confond allègrement causes et effets, c’est de raccourcir le tout et de décréter que comme tout haut QI mène au succès et/ou à la richesse, les personnes ayant du succès ou ayant richesses sont donc automatiquement très intelligentes. Cette tentation nous est également héritée des anciens grecs, avec la xénophobie et leur attitude très phallocrate, cela porte le nom de sophisme.
 

Sur ce, je vous souhaite une excellente vie et la réalisation la plus optimale possible de vos propres capacités.

 

Sources:
 
Quelques cartes du QI selon les nations (vous observerez que déjà elles peuvent être fort différentes)
 
« Le Gêne égoïste » Richard Dawkins
« La dimension cachée » Edward T. Hall
« Les plus beaux contes zen » Henri Brunel
« L’enfant surdoué » Jeanne Siaud-Fachin
« Le doigt et la Lune » Alessandro Jodorowsky
« La philosophie pour les nuls » Christian Godin
« Eugenic, a reassesment » Richard Lynn
« Mainstream Science on Intelligence » Linda S. Gottfredson