An 2015, Migration en 2.0 : l’invasion n’aura pas (encore) lieu

· Analyse, économie, évolution, politique

course-vers-la-prosperite_500x500Bonjour, ceci est un billet sur le thème de l’immigration vu de Belgique, il est donc encore un peu désordonné aussi. Pour les impatients, une synthèse est disponible juste ci-dessous afin de ne pas se taper tout l’article si l’on n’est pas intéressé par les détails. Cependant, si je me suis permis de l’écrire, c’est pour aborder une série de thèmes rarement abordés.

Synthèse :

Suite aux printemps arabes et aux interventionnismes aventureux de deux dernières décennies, les crises politiques dans une série de pays augmentent, à certains endroits des désordres climatiques, imputables à un réchauffement climatique ou non ont lieu et viennent ajouter aux crises morales et politiques de certains pays. Suite à cela, le nombre de migrants : réfugiés climatiques, politiques, sociaux, économiques ou autre augmente énormément à nouveau mais cette augmentation en 2015 n’est qu’un pic, pic qui va se reproduire et s’accentuer d’années en années car les pressions au Proche-Orient et en Afrique augmentent et les capacités de fermeture des frontières européennes sont dépassées devant des gens qui préfèrent mourir en essayant de passer que de rester chez eux pour une série de raisons très variées et nombreuses dont certains pour des raisons vitales.

Au total vu qu’une partie de ces réfugiés sont déjà des réfugiés précédemment de là où ils viennent, il faut bien reconnaître une dégradation conséquente de la situation et que soit l’on fortifie l’Europe plus encore mais dans le sang, pour un temps, soit l’on organise les choses avec un peu de cohérence déjà en triant ceux qui sont réfugiés le temps que ça se tasse chez eux et ceux qui veulent s’installer mais aussi ceux qu’il faudra renvoyer car dangereux, infiltrés, criminels ou encore incompatibles avec une vie en Europe. Il y a aussi l’idée de solder les litiges basés sur le passé esclavagiste et colonialiste qui empoisonne toujours les relations humaines actuellement. Cependant, il faut l’établissement d’un respect mutuel pour éviter dérives et crispations et ne pas basculer dans la logique du fait accompli.
L’idée est de se fonder sur 6 axes principaux et nettement plus globaux :

  • Permettre aux réfugiés d’avoir le choix entre du temporaire et du définitif et le choix entre des camps locaux ou dans des pays lointains mais surtout profiter du droit national de ces réfugiés pour réquisitionner des zones désertes de ces pays afin d’y créer des camps refuges qui seront la base de reconstructions de nouvelles villes modernes et adaptées aux pays, gérées par des assemblées de réfugiés et qui permettent d’étouffer les combats progressivement sans pour autant y prendre part et donc éviter le risque de dommages collatéraux ;
  • Une clef de répartition internationale juste et basée sur la réalité de chaque pays fonction du marché du travail, densité de population, richesse nationale et stabilité, les pays recruteront donc les réfugiés directement dans les camps afin de limiter ces trajets insensés et on pourrait alors les transférer par vols militaires ;
  • Abroger le conseil de sécurité de l’ONU et criminaliser les opérations spéciales des états afin de calmer la situation et en profiter pour régler quelques vieux dossiers qui empoisonnent le monde de manière plus autoritaires et contraignantes ;
  • Réformer nos démocraties pour permettre l’intégration d’énormément de migrants tout en se protégeant des effets poujadistes : créer une démocratie basée sur le tiers : 1/3 d’élus des peuples résidents pour la voix et la volonté des peuples, 1/3 de nationaux tirés au sort afin d’avoir une représentativité statistique tout en avantageant légèrement les personnes ayant le lien le plus fort avec le lieu (probablement temporairement) et 1/3 de scientistes sélectionnés sur concours composés d’épreuves combinant QI, compétences et éthiques afin de fournir des cadres compétents et indépendants ;
  • Rendre la liberté d’expression absolue seulement pondérée par la responsabilisation de ceux qui expriment des opinions quant aux conséquences ;
  • Enfin, normaliser un cadre juridique international minimaliste pour faire partie d’une zone de libre-échange afin de lutter contre les différents dumping et créer une forme de revenu de base internationalisé et ouvrant ainsi les frontières aux gens comme aux biens pour dédramatiser et pacifier la situation tout en relançant l’économie. Ceci comprendrait donc allocations sociales, soins de santé, liberté politique et d’expression, droit environnemental de base, transactions boursières et bancaires transparentes, impôts et taxes cohérents, droit douanier harmonisé.


Je rajouterais volontiers, générer de par le monde des territoires refuges anarchistes où les seules règles sont une limitation organisationnelle, structurelle et technologique, pour rendre des espaces de liberté absolue. Toujours dans l’optique de pacifier et apaiser. Il serait aussi intéresser de permettre volontairement la création de nations libérales pures au lieu de les laisser continuer à saboter nos sociétés de l’intérieur.

En fait, c’est créer une structure qui amorce une abrogation progressive et ordonnée des frontières pour ne plus aboutir à terme qu’à des divisions administratives voire parfois ethniques quand les coutumes restent trop restrictives, retranchées et intolérantes que pour le multiculturel.

Globalement aussi, il ne faut pas négliger que certains migrants sont traumatisés, malades, … donc ont prioritairement besoin de soins avant toute autre chose.

On peut aussi constater que globalement la masse humaine concernée ne sera pas régie par les lois, les règlements ou la force. Une inertie de désespoir est là, ironiquement ils vont se jeter sur ceux qui sont plus libres et plus riches, l’issue de ce choc est incertaine, peut-être gagnerons-nous de la prospérité et de la liberté pour plus de monde, peut-être pas, c’est là gestion de l’évènement qui va le déterminer avec le risque de revenir aux vieilles recettes aussi car si la folie collective gagner tout le monde, le résultat devient encore plus incertain. Cependant les européens eux-mêmes n’en sont pas à une contradiction près car d’une part le chaos Lybien et Syrien sont grandement imputables aux politiques occidentales et leurs soutiens délirants mais en plus on réussit la contorsion à continuer à huer Assad ou à rejeter Kadhafi tout en faisant tout son possible pour accueillir des réfugiés en bonne partie bien formés et éduqués donc … proches des partis au pouvoir avant les évènements…

Dernière remarque, on fait rarement le parallèle entre l’Histoire Européenne et l’Histoire Africaine or c’est un grand tort car ces deux continents ont largement plus en commun qu’il ne le semble de prime abord et que le destin de l’Europe pourrait s’appliquer à l’Afrique chose qui ne serait évidemment pas totalement positif pour l’ensemble de l’Humanité.

On peut aussi comparer ce mouvement à l’exode urbain mais si il aura une ampleur inférieure en pourcentage, sa masse sera sans commune mesure dans l’Histoire de l’Humanité. Et on peut donc utiliser cette dynamique pour dépasser les blocages actuels et espérer préparer le futur en faisant l’économie des guerres et de conflits.  Parce qu’en réalité, ce n’est plus de pauvreté dont on parle ici mais simplement d’équité et quand l’on voit ces masses, on se rend bien compte que l’autoritarisme, le pouvoir des états et le Droit deviennent tout simplement futile. Ces gens « sont » et ni la raison,  ni les explications ou encore les barrières n’y changeront plus rien.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_rural

Pourquoi vu de Belgique ?

Simplement parce que chaque pays a sa richesse/pauvreté propre, sa culture, son histoire, sa position et sa sociologie donc j’aurais plus difficile à donner une vision large d’un autre pays.

2014 fut déjà à nouveau une année faste pour l’immigration incontrôlée, 2015 annonce au moins un facteur 1.5 avec plus d’un million d’entrée sur les territoires européens. Nous avions eu une baisse sensible pendant plusieurs années grâce à une paix qui s‘installait tout doucement mais c’était sans compter le ras-le-bol de la population du Maghreb combiné à de piètres apprenti-sorciers.

Mais ce n’est pas encore une vague invasive comme se plaisent à dénoncer des sites identitaires.

Mais ce n’est plus non plus une situation « normale » et sous contrôle comme essaient de nous faire avaler diverses officines altermondialistes voire les gouvernements.

Non, quelque chose de nouveau qui avait commencé en 2014 se passe en 2015 et le monde a déjà changé peu importe ce qui se dit et se décide, désormais, l’impuissance devant la combinaison de la masse et de la détermination est patente, préoccupant car ceci n’est que l’amuse-gueule.

Pourquoi 2.0 ? Simplement en référence aux dénonciations des sites nationalistes qui parlent de réfugiés, organisés, armés de leurs smartphones et qui ressemblent parfois plus à des randonneurs qu’à des migrants. Car, en effet, la technologie devient omniprésente et même un migrant extra-européen basique peut être en possession d’un smartphone avec connection Internet et ainsi suivre l’actualité, recevoir des informations sur les accueils, points de contrôles, saturations, … mais aussi recevoir des nouvelles de la famille et de ses amis, y compris ceux déjà installés en Europe et qui vont le guider au fur et à mesure un peu à la manière d’un GPS.

Parlons maintenant un peu plus d’un des terrains d’accueil.

La Belgique, pays l’un des plus densément peuplé du monde, l’un des plus riches mais aussi des plus endettés est dans une situation assez paradoxale avec d’immenses disparités : Pays de 30.000 km² pour 11.000.000 d’habitants, il est aussi un ancien colonisateur, le Congo hérité du Roi Léopold II qui l’avait conquis en son nom propre et les Rwanda et Burundi pris à l’Allemagne à titre de dommage de guerre. C’est un pays qui n’a pas à priori trempé dans le commerce d’esclavage, a peu participé à l’antisémitisme malgré un mouvement rexiste des années 1930 très en phase avec le nazisme et dont la possible collaboration au génocide rwandais reste assez floue, au pire cantonné aux officines catholiques fascistes. Question assassinats politiques, le meurtre de Patrice Lumumba est en partie attribuable à des belges, en collaboration avec des français, américains et congolais. Peu de crimes de la guerre froide car Bruxelles y était souvent le terrain des négociations et les belges souvent des relais d’information et des coursiers entre les puissances.

Sur le plan civil de grands affairistes belges ont tantôt développé en Afrique tantôt exploité jusqu’au pillage mais c’est une situation compliquée et peu originale en regard des autres nations surtout envers ceux qui ont remplacé les belges, ayant moins de raisons de prendre des gants, la corruption étant là plus rapide, plus efficace et moins chère.

Le premier des maux est ici lâché : corruption !

Ce mot infâme est en effet la clef de voûte de la majorité de nos disfonctionnements, peu importe le système politique. Certes en Belgique, il s’agit de plus en plus rarement d’argent, sauf quand on travaille à l’étranger où enveloppes et valises mobilisent de nombreux porteurs. Ici, ce sont les faveurs qui s’échangent avec des bourses au sein d’associations occultes où l’on échange les services selon leur valeur afin d’éviter que l’on puisse relier les personnes, les belges sont malins les bougres, élevés dans l’un des pays les plus légalement régulés et presque le plus taxé au monde, la rouerie et l’imagination divergente y sont une telle manière de vivre que les taxes et impôts prennent d’office en compte la fraude et le travail au noir pour tout le monde.

La corruption est ici essentiellement associative, syndicale et politique même si nous n’atteignons pas les sommets français, il est quand même possible de décrocher un bon emploi en Belgique de par simplement ses compétences. Néanmoins cet aspect du pays crée un obstacle sérieux au progrès, aux projets, au dynamisme mais aussi à l’atmosphère tout court, il y a comme une crispation entre ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas mais en mode «bon enfant » car la Belgique n’est pas terre de surréalisme pour rien et les retournements et miracles ne sont pas rares.

Cependant, pour un étranger, cet aspect de corruption relationnelle combiné à une réglementation très très lourde rend la situation compliquée et peut donner une impression de ségrégation et de rejet sauf que tout le monde est à la même enseigne s’il ne fait pas partie d’un club influent quelconque.

Le second des maux est bien évidemment économique, la Belgique a des dettes, énormes mais comme c’est là que se situe la capitale de l’Europe et dans les luttes politiques où il faut distribuer une manne financière que l’on n’a pas, l’emprunt, on n’en parle pas trop.

Enfin, en 2014, on avait repris quand même jusque 135% du PIB en dettes mais vu que les fonds de retraites ont été liquidés, tenant compte de certaines dettes coloniales et environnementales en suspend  mais aussi un vieillissement de populations et d’infrastructures, parler d’au moins 200% a du sens même si l’on vous moquera. Car il faut bien moquer, c’est plus aisé que de gérer et de régler une situation qui n’est plus qu’une fuite en avant.

La Belgique une si mauvaise élève ? Que nenni, la majorité des autres pays sont exactement dans le même cas de figure avec parfois des cas plus noirs comme la France qui bénéficie encore d’une forme d’impôt colonial détourné et de l’Angleterre qui entre sa City et le Common Wealth génère un brouillard de confusion au détriment d’une bonne partie de la planète. Quant à l’Allemagne, les montages compliqués combinés à cultiver la plus extrême précarité laisse pantois d’autant que ses comptes publics, compliqués par le système des länder est loin, très loin, de suivre les normes internationales en terme de transparence ou de déclaration des comptes.

Mais bon, tout ceci, déjà la majorité de la population ne s’en occupe pas, ne le sait pas, ne le comprend pas et n’est pas vraiment au centre des débats politiques. Pourtant, la gestion de la dette et de l’argent public est le centre de la problématique puisque c’est lui qui génère les moyens à disposition dont le système social et … l’accueil des migrants …

Donc, forcément, les migrants ayant majoritairement des priorités plus vitales voire vitalistes, n’y regarderont pas or la manière dont ils seront traités est fortement dépendante de l’état du pays de destination or ce niveau de traitement est bien la cause pour laquelle ils délaissent les pays limitrophes de refuge pour aller parfois jusqu’en Scandinavie.

Mais pourquoi ces gens sont-ils devenus des migrants ?

Cette question reçoit des réponses diverses et généralement extrêmement orientées, c’est vraiment là le point d’orgue des manipulations des divers groupes de pression.

Or, il y a souvent une cause mais cela peut aussi être une combinaison de plusieurs ensembles, le destin de chaque migrant est souvent unique.

Quelles sont les causes principales (combinaisons possibles) ?

  • La misère et l’ennui combinés avec la TV et l’Internet qui présentent l’Occident comme un Eldorado
  • Les persécutions sociales et/ou religieuses voire les coutumes locales
  • Les conflits armés divers
  • Un passé de délinquant ou bien une vie brûlée socialement là où l’on est
  • Le Djihad, terrorisme, l’invasion, la théologie du remboursement, …
  • La défaite suite à une lutte armée
  • ….

Globalement, la majorité des migrants ne sont pas des réfugiés politiques d’une part parce qu’ils peuvent changer de pays plus ou moins librement et s’établir légalement sous des cieux plus cléments d’autre part parce qu’ils s’étaient déjà réfugiés ailleurs mais dans des conditions moins intéressantes ou encore que seule quelques régions de leur pays ont des soucis mais pas celles d’où ils viennent.

Déjà réfugiés dans un pays ferait perdre le droit à être réfugié ailleurs ?

Non, ce droit reste, on peut changer de pays mais si l’on est déjà dans un lieu en sécurité et dans une structure offrant les commodités minimales, cela ôte le droit à l’effraction.

En effet un réfugié ne peut pas être poursuivi pour entrée illicite, dégradation, … aussi longtemps que sa vie est menacée et/ou que sa position actuelle n’offre aucune possibilité de structure d’assistance ou d’orientation. C’est d’ailleurs le problème principale de la situation à Calais, ces gens ne sont absolument plus des réfugiés, ils exigent un droit de passage alors que souvent ils ont été admis comme réfugiés ailleurs mais que cela ne les arrange pas. C’est d’ailleurs un cas curieux où l’on observe des risques insensés alors qu’ils peuvent simplement tenter leur chance en tant que réfugié ou migrant dans l’ensemble de l’Europe. C’est là une limite assez stricte qui n’est plus respectée, ce n’est pas parce qu’ils pensent avoir un droit ou s’imaginer cela normal qu’il faut le tolérer d’autant qu’ils ne vont généralement pas en Angleterre pour devenir réfugié mais y vivre en tant qu’illégaux, profitant de la carence administrative britannique. Il ne faut donc pas tout mélanger sous prétexte qu’ils sont pauvres (pas toujours) et désespérés, la solution est à leur portée mais ils s’obstinent vers un choix qui est presque fatalement de la délinquance, assumée même.

Oui mais alors ceux qui traversent la Méditerranée ou les frontières, c’est la même chose ?

Partiellement mais les situations sont très variables, certains camps de réfugiés ne sont pas sûrs du tout et il est clair que ce problème de réfugiés doit être traité de manière mondiale au lieu de laisser dégénérer les choses. Globalement, l’immense majorité des gens qui arrivent en Europe ne sont pas des pauvres mais des gens qui ont de l’argent. Là, un amalgame est fait de manière assez radical, on nous dit que ce sont des gens éduqués de la classe moyenne donc une chance pour nos pays.

Et non, cette analyse simpliste est du grand n’importe quoi, des personnes disposants d’économies peuvent l’avoir obtenu de très nombreuses manières dont certaines qui dans des circonstances normales leur aurait plus valu un séjour prolongé en détention que seul cet état de désordre leur permet d’éviter. C’est la raison pour laquelle il faut trier mais aussi prendre les empreintes digitales, personne parmi ces migrants ne peut vraiment attester d’une identité garantie or comme l’on ne sait rien de certain sur quasiment personne, pour éviter les trafics, les identités multiples, les fraudes, … cette atteinte aux libertés individuelles est difficile à éviter. Je conçois que dans une optique de liberté et de respect cela soit choquant et c’est d’ailleurs un des aspects négatifs de ces migrations massives : le recul des droits et libertés des citoyens, faute de capacité de gestion.

La problématique ici c’est que les États devaient s’entendre entre eux pour se répartir l’effort mais aussi que les conflits s’éternisent. Beaucoup de nation ont préféré financer le HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés) plutôt que de prendre des quotas de réfugiés. L’intelligence consisterait plutôt à accueillir volontairement un quota conséquent (d’au moins quelques milliers par pays) de réfugiés sélectionnés (donc reprenant les plus faibles et les plus pauvres en priorités) au lieu de se choper finalement une sélection des plus riches, violents, résistants et chanceux qui est un mélange nettement plus explosif, notre pire, finalement, nous le cultivons nous-mêmes en quelque sorte. Surtout que vu les frais du voyage, ces gens étaient riches avant de partir et qu’une fois arrivés ici, par contre, ils n’ont plus rien ou presque ce qui pousse aussi à une mentalité jusqueboutiste pour rentabiliser l’investissement quitte à se payer sur la bête.
À noter aussi que nos nations occidentales sont assez violente sur le plan psychologique et contiennent plus des personnes relativement soumises et pacifiques, le fait donc de finalement se retrouver avec des battants générera beaucoup plus de conflits mais aussi de fraudes à l’asile. En effet, pour avoir de vrais réfugiés et plus de renseignements sur leur histoire réelle, les camps de réfugiés sont un meilleur lieu, ne fut-ce que pour les traducteurs, que de laisser arriver jusqu’ici avec tous les problèmes logistique pour ne fut-ce que trouver un interprète d’autant qu’évidemment l’ambassade n’est pas un choix cohérent pour ces cas-là, forcément.

Image d'un site identitaire
C’est quoi la théologie du remboursement ou de la revanche ?

C’est une mouvance encore indistincte mais basée sur la colère de personnes qui imputent leur situation à l’occident principalement à cause de la dette de l’esclavage, de la colonie ou des opérations spéciales post-coloniales qui ont généré des assassinats cibles et des troubles divers. Globalement, force est de constater aussi qu’une série d’organisations terroristes célèbres ont été soutenues voire fondées par des puissances occidentales à titre de capacité de nuisance mais ont échappé rapidement à tout contrôle tels l’ayatollah Khomeny qui a radicalisé l’Iran après que les occidentaux n’y aient plus été faiseurs de rois, les Talibans en Afghanistan, les milices somaliennes, le Hamas, les révolutions syrienne et lybienne soutenues financièrement, matériellement et par bombardement, … C’est donc tout sauf simple de balayer ces accusations.

Bien entendu c’est moins caricatural que ce que les sites identitaires dénoncent mais ce n’est pas non plus les mensonges des altermondialistes et tiers-mondistes divers, oui un racisme anti-blanc existe, bien entendu car le racisme n’a aucune couleur et toutes les communautés ont des racismes entre elles, hélas. C’est là que résidait le mensonge … ou le racisme … de penser qu’un homme est meilleur ou plus moral qu’un autre selon sa couleur et/ou fortune.  Quant au discours sur se rembourser en fraudant voire en immigrant illégalement ou non, il existe bien et est répandu dans des cercles déjà bien structurés.

Il a d’ailleurs une forme de logique car considérant que les occidentaux ne s’étant pas gênés pendant 5 siècles, ils n’ont pas le droit de refuser la réciprocité.  C’est une logique mais je ne pense pas qu’elle résolve le problème de base car elle n’est pas structurante et appelle à des tactiques de razzias et autres mais fait aussi tomber dans l’oubli les évolutions permises et les autres crimes. En effet, sans cautionner  pour la colonisation pour autant, les peuples colonisés ne vivaient pas souvent spécialement dans la paix et/ou l’abondance mais on ne les pas colonisés pour leur bien, ni ne justifie la colonisation pour autant. Cependant je doute qu’un américain du  sud aimerait vraiment vivre sous le régime politique aztèque mais génocider presque les 3/4 de la population des Amériques est quand même indéfendable. Cependant l’idéal serait d’arriver à sortir de cette spirale de manière intelligente, on peut comprendre la demande de reconnaissance et/ou de dédommagement mais cela peut durer l’éternité et l’idéal serait d’arriver à une Humanité unie et apaisée.

Logo d'un des mouvement de la revanche ou du remboursement

On pourrait simplement tous vivre et se mélanger, non ?

Oui et non, le multiculturel a aussi ces limites, on n’installe pas des salafistes à côté d’un camp de nudistes et certains contenus de livres sacrés sont devenus des crimes universels ce qui fait que certaines religions et sectes posent des problèmes de coexistence et capacité au vivre-ensemble. À noter que certaines idéologies radicales et raciales posent les mêmes problèmes et on devrait aussi permettre aux intolérants de vivre en paix, il faudra bien un jour leur ouvrir des espaces réservés où plus de 15% de l’Humanité se sentira à l’aise, ce n’est donc pas mince et un foyer de radicalisation très important. Quant aux unions mixte, moins de 20% de la population a la capacité émotionnelle de le gérer et beaucoup moins encore le désir, le métissage n’est d’ailleurs pas une valeur en soi, c’est un choix personnel. En aucune manière sa banalisation ou son utilisation politique n’est à conseillé d’ailleurs cette technique est utilisée justement comme tactique de guerre  dans le cadre des viols tactiques afin de détruire les familles, exploser les liens sociaux et étouffer le sang indigène comme il fut fait en Afrique du Nord par les Arabes  ou que les Australiens le tentèrent sur les Aborigènes. Le métissage est un acte volontaire, individuel et qui peut tisser des ponts entre les cultures mais dans la sérénité et le respect, là, il peut être constructif mais c’est aussi un droit de se retrancher des communautés pour créer autre chose, une forme d’internationale indistincte et très individualiste car le métissage est aussi une revendication de liberté. Cependant, je crois que conserver des racines ethniques aura toujours du  sens, moins comme modèles que comme repères en fait, des sociétés métissées ont des faiblesses au niveau des références et de la stabilité là où des sociétés identitaires ont des faiblesses en tolérance, inventivité et évolution; l’abus nuit en tout, dit-on.

Oui mais bon, on peut tout prendre et puis on verra bien

Alors, à nouveau, oui et non, il faut un accueil d’urgence mais identifier est une grande nécessité car d’une part cette immigration est très déséquilibrée : ce sont majoritairement des hommes jeunes et pas des familles car c’est une migration très « physique », très dangereuse pour les familles.

De plus, il serait plus intelligent de faire une répartition internationale basée sur 4 axes principaux : quantité de population, densité de population, PIB et marché du travail en demande ou non. Inutile en effet de demander à un pays surpeuplé, en crise et avec un taux de chômage record d’accueillir beaucoup de réfugiés, on peut très bien leur demande de participer pour l’exemple mais sans plus.

Donc, déjà entre migrants, il y a de nombreux problèmes et tensions mais le manque de femmes va forcément générer assez rapidement des problèmes plus triviaux. Ensuite comme il s’agit d’une immigration forcée : ils passent les frontières par la force, soit mais certains prennent déjà des bâtiments par la force même si c’est encore minoritaire, l’arrivée de l’hiver va poser divers problèmes logistiques et des urgences tout aussi vitalistes pour les gens qui n’auront pas pu être placés. Cet aspect de non-respect des lois doit être encadré car sinon un sentiment de droit de prise et d’impunité pourrait se développer et générer des bandes de maraudeurs avec parfois des membres beaucoup plus entraînés au combat que nos forces de l’ordre. Les premières victimes seront bien évidemment les groupes de réfugiés eux-mêmes qui risquent d’être rançonnés alors qu’étant dans une situation légale précaire, dans une méfiance de l’autorité, ils signaleront rarement les faits surtout si les fautifs sont de la même ethnie qu’eux, situation complexe aux multiples ressorts psychologiques. Sans aller jusqu’à l’exemple de Vilvoorde où ces islamistes sont prêts à harceler les réfugiés syriens et lybiens pour trahison envers l’Islam, ce cas de figure existe hélas bien où des réfugiés peuvent se retrouver réimplantés à quelques centaines de mètres de zones d’où viennent des combattants partis combattre dans le pays qu’ils ont du fuir, le monde devient de plus en plus petit. Songez que des partisans de Boko Haram ou de Daesh qui n’ont pas de sang sur les mains ont aussi droit à l’asile politique, en théorie du moins.

Tout dépend du nombre et des raisons qui expliquent la migration des personnes et de ce qui est déjà accueilli en local.

La Belgique reçoit par an 15.000 à 45.000 migrants, c’est déjà conséquent, si l’on rajoute 20.000 réfugiés, cela donne déjà une fameuse infrastructure de gestion. Car le mot-clef reste « gestion », des migrations sans gestion, ce sont des drames, des conflits, de l’exclusion, du racisme et des gens qui finalement se seront déplacés d’une misère vers une autre, peut-être moins pire mais pas nécessairement. Il y a actuellement 60.000.000 de déplacés, à son échelle, en prendre 30 à 50.000 serait raisonnable et déjà compliqué mais des pays comme les USA devraient par exemple en prendre de l’ordre de 3 à 5 millions !

Pyramide des âges 2014 pour la Belgique
Oui mais on a besoin de jeunes étrangers de toute manière !

En Belgique, oui, sûrement mais d’une part on a besoin de jeunes, relativement bien formés, des deux sexes, avec un profil orienté services et langues parce que comme nos gouvernements ont bradé les fonds de pension dans le passé, nous sommes condamnés pour au moins 40 ans à ce que la population active ne baisse pas trop. D’autre part cependant, nous n’avons sûrement pas besoin d’une immigration massive de gens essentiellement masculins, peu formés et sans connaissance d’au moins une langue nationale, au minimum de l’anglais. Les réfugiés n’ont plus droit au regroupement familial (dans les faits, en théorie oui mais les conditions d’obtention tiennent quasiment de l’impossible sauf pour les fraudeurs), je ne sais donc pas si cet aspect qu’ils ignorent ne va pas rapidement devenir explosif d’un part mais aussi la logistique nécessaire à leur formation et logement est colossale. À nouveau, il faut gérer et réfléchir à quoi faire avec ceux qui ne veulent rien d’autre que d’être là et à ceux qui ne s’adaptent pas. Cela dit aussi, il y a un certain cynisme dans ce discours, finalement on accepte des étrangers parce que notre système s’est embourbé dans la merde mais on est totalement indifférent aux conséquences des déséquilibres que cette situation crée dans les pays d’origine.

Ils ne s’adaptent pas, comment ça ?

Nos sociétés sont multiculturelles et essentiellement neutres ou laïques, c’est rarement le cas de leur lieu d’origine si c’était le cas d’ailleurs, la situation n’aurait probablement jamais aussi mal évolué.

Nos sociétés sont ce qu’elles sont, avec leurs vices, leurs tares et leurs qualités. On doit quand même pratiquer un peu le relativisme culturel même si il y des éléments objectifs à critiquer dans toutes les cultures et que certaines cumulent quand même beaucoup de points négatifs, elles ont cependant toutes en commun un certain ethnocentrisme consistant à considérer sa propre culture comme « normale » voire la meilleure et une hypocrisie certaine combinée à une cécité sociale sur ses dérives (puisque c’est « normal », pourquoi s’interroger ou réagir ?).

Donc, oui, certains ne s’adaptent pas d’autant que certains n’ayant pas le choix, ils doivent subir la culture du pays d’accueil. Quand cela se passe mal, la première génération peu très arriver à en faire son deuil et faire contre mauvaise fortune bon cœur quoique cela soit un peu l’inverse de leur situation matérielle bien souvent mais les problèmes réels commenceront avec les générations suivantes chez qui cette frustration va souvent fermenter en rancœur et générer un triste couple discriminé/discriminant.

Oh mais doucement, il y a des criminels et des terroristes infiltrés dans ces groupes

Oui, sûrement, d’où la nécessité d’identifier tout le monde mais on se heurte ici à un cas compliqué, il y a moins de problèmes à récupérer un criminel et/ou des terroristes qui le sont souvent à cause des conditions d’existence de leur lieu d’origine que l’équivalent des « beaufs » locaux qui peuvent être violents et intolérants et poser beaucoup plus de problèmes voire de délinquance dans la mesure où là-bas, ils étaient occupés et cadrés mais ici, avec l’ennui, le laxisme et la lenteur judiciaire, de très mauvaises idées peuvent germe. C’est tout le paradoxe, une émigration est une forme de deuxième chance et la question du passif judiciaire franchement problématique mais il restera des irréductibles qu’il faut identifier voire expulser pour éviter qu’ils ne fondent ici des cellules. Les terroristes se vantent d’ailleurs d’avoir infiltré les réfugiés et les bases arrières de ces terroristes les menacent ici, ce qui crée une équation compliquée. Ce qui va m’amener à un danger pas trop abordé dans ces crises : les cellules terroristes et la tactique des bantoustans. Cela dit, l’Etat Islamique se vante d’avoir infiltré l’Europe avec 4000 djihadistes, ils jouent là leur rôle de terroriste d’une part en prétendant n’importe quoi. D’une part, oui sûrement qu’ils en ont infiltrés mais on parlera sûrement plutôt de quelques dizaines et centaines mais en plus des milliers de djihadistes viennent déjà d’Europe où ils sont nés donc il y a là un non-sens. Par contre, stratégiquement, ils poussent des flots d’immigrés pour tester et affaiblir d’une part mais aussi parce que ces réfugiés font partie de groupes sur lesquels ils peuvent faire pression et infiltrer facilement des membres de leurs organisations afin d’avoir des mains et des oreilles dans le système d’asile et pouvoir au besoin mettre de leur côté des groupes de réfugiés, de gré ou de force (avec des otages au pays par exemple) et cela ils n’avaient pas encore jusqu’ici ou très peu. Globalement, pour eux, générer un flot de réfugiés pour faire passer des cadres est très habile car en plus cela fournit à leurs cadres transférés des papiers et des moyens de subsistances, sur le compte de l’ennemi. L’autre risque, tout stupide, c’est de permettre à des djihadistes européennes de revenir des zones de front alors que personne ne sait qu’ils sont partis, de les réinsérer en douce dans leur position d’origine et de les laisser en attente.

Pourquoi autant craindre quelques individus isolés ?

Contrairement à une croyance sottement diffusée par des intellectuels malintentionnés, le fanatisme, délinquance, religiosité, … n’a que peu de liens avec l’intelligence. L’intelligence aide à s’en démarquer et à éviter les pièges mais certains en usent pour se verrouiller dans des postures fâcheuses. Ainsi, il est faux de dire que les nazis étaient composés de cons, non la variété intellectuelles des nazis était un reflet statistique de la population allemande de l’époque et de grands intellectuels furent des nazis convaincus. Il en est de même pour l’extrémisme religieux, qu’il soit juif, chrétien ou musulman voire bouddhiste, hindouiste, …

Oui mais même si on ne les identifie pas, ils ne sont pas armés après tout

Non mais ils peuvent venir les mains dans les poches, ils ont des relais nationaux qui ont stocké tout ce dont ils ont besoin et avec déjà des plans, des projets et des structures. En gros, cela leur permet de récupéré des éléments formés sur le front mais pas mal vont probablement faire défection, un humain reste un humain. Le truc est que ces infiltrés ne sont pas là pour directement eux-mêmes faire de la violence mais en inspirer, organiser, initier en utilisant leur aura de combattants.

Pourquoi est-ce si important de parler de ce point ?

Pour deux raisons : d’une part cette posture permet de faire l’économie du débat et de la discussion de beaucoup de thèmes, y compris ceux qui concernent les facteurs alimentant cet extrémisme en cassant toute communication avec une réflexion du type « ce sont tous des cons donc il n’y a rien à discuter » mais surtout cela présupposerait que ces gens seraient incapables d’avoir des plans et une stratégie. C’est donc dangereux sur le plan gestion de la paix civile parce que des idées, ils en ont, hélas et pas des bonnes pour nous ou pour la société.

Comment avec quelques unités motivées générer un effet de levier aussi puissant ?

Le premier principe est que vos troupes primaires ne sont pas sacrifiables, il faut prendre des personnes aguerries pour éviter qu’elles doivent faire leurs preuves sur le nouveau terrain. Ils sont les mentors, recruteurs, inspirateurs et surtout manipulateurs. Le principe est de faire faire sans pouvoir être incriminé surtout dans les pays occidentaux où la justice exige des preuves pour toute action. Le premier niveau consiste à effectuer des actions qui seront reprochées à des communautés proches de vous et que vous avez déjà approché sans plus mais à qui vous avez délivré un discours victimaire et exhortant au rassemblement pour être plus fort et se défendre contre l’injustice. Plus la communauté approchée est paisible, en paix et intégrée plus ce sera efficace et passer pour un crétin parano est un plus car quand les premières actions violentes généreront des perquisitions et articles de presse sur cette communauté, leur réaction sera d’autant plus extrême qu’ils auront été pris par surprise et votre crédit en tant que bon prédicateur grand.

Là, vous devez organiser les troubles et orienter toutes les preuves et recherches vers cette communauté avec grand soin et ne pas se faire prendre pendant la première partie est essentiel. L’idéal est de réussir à sympathiser avec quelques personnes de cette communauté qui sont un peu perdues et à en prendre soin. Si vous arrivez à avoir de bonnes relations sans que cela se voie avec ne fut-ce qu’une personne, vous avez l’arme parfaite pour la seconde étape : un gros attentat type « suicide ».

Vous rigolez, convaincre une personne à se suicider pour vos beaux yeux ?

C’est là que va résider l’astuce, il faut jouer avec cette personne et lui faire rédiger quelques textes un peu ambigus ou simplement faire des faux en écritures ou des vidéos à leur insu à caractère très religieux ou idéologique, les pousser à se lâcher. Avoir accès à son profil social Internet ou en ouvrir un à son insu est un plus (le must étant de lui proposer de créer cet espace pour lui ou elle).

Après, une fois les éléments assemblés, il ne reste plus qu’à lui demander un service, d’aller récupérer une valise quelque part et d’activer ses « revendications » juste après son départ, si possible accompagné pour éviter que la personne ne communique. La suite est inutile à décrire, le contenu de la valise, si possible dans un lieu public fera le reste et on aura une belle preuve scientifique de l’implication de cette communauté dans la violence. Si le pays est vraiment trop pacifique ou légaliste, il ne reste plus qu’à organiser soi-même les « représailles », touiller jusqu’à ébullition, le but est double : devenir le seul espoir et repère de ces gens tout en mettant le désordre civil maximal, il faut que la situation devienne totalement ingérable et inextricable. Pousser alors cette communauté à se regrouper géographiquement et pourrir la sécurité de la zone en utilisant les jeunes, générer une idéologie de défense et de représailles. Une fois un certain point atteint, décréter la création d’un état islamique indépendant sur cette zone pour avoir vos premières têtes de pont. Le point principal est vraiment les désordres et les réprésailles, tout est fait pour obtenir une réponse violente afin de lancer une escalade.

C’est évidemment un scénario puriste et hypothétique même si il fut probablement déjà utilisé dans des entreprises de déstabilisation par des officines américaines au minimum (c’est l’avantage des américains, on peut les accuser de presque tout, ils sont sûrement au minimum un peu coupable quelque part). Grossièrement, le principe est simple, exacerber un ressenti réel ou imaginaire jusqu’à créer des tensions menant à des troubles civils afin de souder une communauté autour d’un discours identitaire puis décréter une zone d’autonomie voire d’indépendance ayant généré une situation qui ne permette plus de résoudre la situation sans massacres ou déportations. Dans beaucoup de région, c’est très efficace car les gens choisiront le moindre mal du bantoustan, dans des zones comme la Chine ou la Russie, ce serait évidemment un quitte ou double avec une probabilité extrêmement élevé du « quitte ». Ce n’est donc pas une stratégie stupide ou illusoire, c’est au contraire une tactique profondément éprouvée et qui a fait ses preuves de manière plus simple durant la Guerre l’Algérie par exemple où les rebelles ont pu compter sur l’incompétence crasse de l’armée française qui multiplia les bavures sur essentiellement des innocents menant la majorité des algériens à se rallier aux indépendantistes par révolte, ironique de se joindre à ceux qui causaient la violence par peur et rejet de la violence des représailles, c’est aussi l’exemple parfait que l’armée convient très mal contre le terrorisme qui convient mieux aux opérations de police et, surtout, éviter l’excès de procédures exceptionnelles qui sont autant de victoire et de recrues pour le terrorisme.

C’est n’importe quoi votre truc, des légendes urbaines d’identitaires ou de complotistes !

Pas vraiment, ce sont des méthodes qui ont été utilisées dans le passé et dénoncées tant par les associations, la gauche que la droite. Et puis, il faut quand même vachement être ethnocentristes que pour penser que seuls des européens ou des asiatiques écriraient des ouvrages comme « Le Prince », « L’Art de la Guerre » ou « Le traité des 5 roues ». Il existe plusieurs ouvrages théorisant ces méthodes en arabes dont « Le Management de la sauvagerie » par Abu Bakr Naji.

Les axes de la sauvagerie organisée selon Abu Bakr Naji : Démoralisation et épuisement en se braquant sur les cibles secondaires et tertiaires situées sur les périphéries et de peu de valeur pour attiser la terreur et le désordre afin de se poser en gestionnaire de la terreur puis instaurer un état islamique de fait quand on a pris le contrôle de toute la gestion d’une région homogène.

Oui mais alors, ouvrons tout et puis basta, de toute façon on est quand même déjà noyautés et la majorité sont innocents !

Personnellement, je pense que les frontières finiront toutes par disparaître mais elles ont encore un rôle actuellement : celui de barrages, pour limiter les chocs et adoucir les transitions mais ces frontières ne disparaitront qu’à deux conditions : une développement économique de toutes les zones de la planète et une limitation des naissances partout dans le monde sinon les pays à fort natalité qui sont caractérisés par une mauvaise qualité de population seront encore longtemps mis sous embargo comme le Soudan et le Nigeria par exemple où des folies natalistes se mettent en place.
Le grand risque aussi, qui est peut-être déjà en cours, c’est que des nations islamistes ou autres se mettent à faire de l’élevage de pauvre, subventionner la natalité pour la lâcher 20 ans plus tard sur les territoires à « conquérir » en submergeant leurs infrastructures et nous voyons aujourd’hui qu’il ne faut pas tant de personnes, songez que dans les pays pauvres, subventionner la natalité d’un million d’enfants ne coûte que de l’ordre de 500 millions d’euros par an, chiffre risible pour certains états sans compter qu’on peut subventionner une partie et influer sur le reste, se servir de sa base uniquement comme bras de levier. Rappelons-nous l’exode urbain en Europe et ailleurs, jadis 90% de la population vivait à la campagne, en moins de 150 ans ce fut l’inverse et il fallut encore plus d’un siècle pour éradiquer les chancres et permettre une vie en sécurité et dans la salubrité à la majorité. Ici, en gros, nous risquons de voir 50% des populations du Sud vouloir venir vivre au Nord sur 20 à 50 ans, la logistique est évidemment impensable sans crises, il faut donc trouver des alternatives pour ne pas avoir un accroissement de la misère et des inégalités mais aussi le risque que des gens ne fassent que sauter d’une misère à l’autre.

Bla bla bla

Soit mais pourquoi la Syrie a-t-elle soudainement basculé ? Bachar-el-Assad est en fait un des responsables, il n’a pas su évoluer et faire évoluer son administration, est venu se greffer la guerre d’Irak et son rôle un peu trouble dans l’affaire qui lui a finalement mis tout le monde à dos mais aussi généré un million de réfugiés irakiens en Syrie ajouté au presque 120 milles réfugiés palestiniens descendants de 1947 a généré un climat civil très mauvais et une radicalisation des discours car les syriens n’ont jamais même envisagé d’intégrer les réfugiés. Se greffe à cela des sécheresses que certains imputent au réchauffement climatique mais qui ont aussi créé une hausse des prix et un exode urbain durant lequel plus d’un million de syriens ont fui les campagnes pour se réfugier en ville. C’est donc un billard infernal avec déjà un phénomène de réfugiés en cascade. Donc, c’est la conjonction du désespoir de réfugiés irakiens voyant que la Syrie ne les intègreraient pas plus qu’ils n’ont intégré les Palestiniens après 60 ans de présence, des problèmes de récolte et un système politique dépassé qui a réagi autoritairement. Majoritairement les citadins soutenaient plutôt le pouvoir mais il avait abandonné les campagnes et mené des campagnes très répressives dans celles-ci car pensant que la réponse musclée était le seul langage compris et le plus simple aussi. Une opposition radicale et très violente s’y est donc développée, le flot de réfugiés irakiens les traversant et amenant avec eux des opposants et des combattants expérimentés a fait le reste. Au point qu’aujourd’hui ce sont des étrangers qui se battent majoritairement contre le pouvoir et contre la rébellion syrienne pour leur prendre leur pays. C’est bien un non-sens.

Oui mais bon, c’est quoi le vrai drame des migrants dans tout ce bazar ?

Le problème principal est celui du choix, à peine 5 à 10% de la population a réellement envie de changer de pays de naissance ou de culture, à peine plus a la capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Bien sûr la majorité y arrive mais à contrecœur et avec toujours cette nostalgie qui persiste et qui seront surtout exprimé par les 2 générations suivante voire la troisième.

Le migrant, il aimerait bien avoir le choix et s’il prend tant de risque, c’est qu’il ne pense pas l’avoir. C’est d’ailleurs extraordinaire qu’il va brader tous ses biens, parfois conséquents pour s’embarquer dans une aventure au destin majoritairement saumâtre avec soit finir à l’aide sociale, soit vivoter de jobs de merde en jobs de merde, rares sont les réussites, hélas surtout dans des pays aussi compliqués que la Belgique.

Oui mais bon si ce n’est pas assez bien pour eux, ils n’avaient qu’à rester à la maison !

Ironiquement, pour la majorité des migrants, même ceux en danger de mort, cela aurait été la décision collective la plus sage et la plus constructive car migrer par la force, c’est mal migrer et migrer pour de mauvaises raisons mène souvent à une mauvaise vie, peu importe sa forme.
C’est un peu le syndrome de la foule et la mitraillette, mettez une foule à 10 mètre d’une seule personne armée d’une mitraillette chargée et les gens vont s’enfuir par réflexe naturel. Ironiquement, les courageux risquent d’y perdre la vie parce que eux sont juste assez peu nombreux que pour être tués par la mitraillette. Une foule, en tant qu’entité n’a rien à craindre de ces conflits car les gens sont assez nombreux pour éliminer les assaillants qui ne peuvent pas tous les tuer d’un coup. Mais la foule est composée de gens, de gens qui ne veulent pas mourir ni prendre des risques.
Ils vont donc choisir un risque important et des inconnues absolues plutôt que le risque immédiat d’une situation où si l’ensemble du groupe se rebiffe, c’est l’assaillant qui recule.
Par contre, ils n’hésitent pas à prendre d’assaut les frontières européennes parce qu’ils savent que les forces de l’ordre ne tireront pas, pas à balles réelles du moins ce qui n’est pas le cas d’une série de pays. L’Europe, cet ancien colonisateur, paie donc sa montée en sagesse d’où l’aspect de théologie du remboursement appliqués par certains.

Ok, ok mais c’est de la théorie, moi aussi devant une AK-47 je fous le camp, on n’a qu’à utiliser le droit d’ingérence humanitaire !

C’est bien là que le bât blesse, beaucoup de conflit ont été générés ou aggravés à cause de ce nouveau droit qui est appliqué à géométrie très variable, souvent seulement par des bombardements peu précis tuant beaucoup de civil, en se trompant de cibles voir en ciblant d’une manière « stratégique » assez curieuse comme la Turquie qui profite de la coalition contre l’EI pour bombarder les kurdes tout en armant l’EI. Nous en revenons à nouveau à la corruption et à la manipulation, les stratégies utilisées dans les conflits « humanitaires » sont extrêmement curieuses et aggravent plus souvent la situation qu’autre chose.

Donc, il n’y a pas le choix en définitive, il faut les accepter puisqu’en plus c’est notre faute ?

La rhétorique de la culpabilité est complexe, les théologies de remboursement font porter une responsabilité collective sur tout le monde occidental, parfois sur le monde musulman aussi quant à l’esclavage, la colonisation, les assassinats politiques et les actes actuels fait au nom du droit d’ingérence humanitaire et ayant essentiellement profité aux islamistes qui ont remplacé des dictatures très discutables par des chaos sanglants. Si nous organisions un référendum ou en avions organisé un avant de lancer ces attaques humanitaires, je ne suis pas certain que la majorité de ces populations n’auraient pas préféré leur situation antérieure même avec les risques de pillages, enlèvements, tortures, viols et exécutions sommaires puisque la situation actuelle reprend les mêmes risques mais en facteur 10 ou 20. Cela dit, en parlant de notre faute, plutôt celle des politiques occidentales, la population n’a pas vraiment été consultée pour soutenir financièrement, en armement et par des bombardements les rébellions. On se demande aussi si les gouvernements écoutent encore les services de renseignements ou les agents de l’ombre comme Bernard-Henri Levy qui joue dans toutes ces affaires des rôles plus que troubles et qui devient de facto responsable de dizaines de milliers de morts, c’est peu dire qu’il a du sang sur les mains, le pire c’est qu’il continue ces croisades et que personne ne peut expliquer d’où il tire sa légitimité ni son expertise. D’un autre côté, on nous demande d’accueillir ces réfugiés sans rien trop dire, juste accepter mais on continue à clouer au pilori Assad et l’on vilipende l’œuvre de Kadhafi. C’est assez curieux parce que quand on connaît un peu la Syrie et la Lybie, on sait aussi que les gens qui ont de l’argent et qui ont fait des études sont majoritairement des soutiens et des proches du régime, des gens qui collaboraient parfois étroitement avec le pouvoir. Mais il n’y a aucune contradiction, n’est-ce pas et nous ne sommes pas manipulés. Jadis l’EI/Daesh étaient des courageux résistants au despotisme du régime et maintenant c’est l’ennemi tandis que les cadres du régime et leur cour vient ici comme réfugiés. Heureusement que nous avons tous cette capacité d’amnésie à oublier les bobards précédents en avalant les actuels. Mais c’est ce qui énerve probablement les gens et nuit grandement à la crédibilité des humanitaires parce qu’ils soutiennent ces bobards!

Oui mais bon il y a des Lois aussi, il faudrait un peu les respecter et l’immigration, on ne peut pas l’interdire!

La Belgique a sur ce plan une législation qui est assez classique et qui ne devrait pas normalement poser tant de problèmes. Or, au contraire, il est presque impossible d’émigrer légalement en Belgique. Pourquoi? Le premier problème est « normal », les papiers officiels étrangers sont assez suspects et pas très fiables sur leur validité (dans le sens inverse aussi) et malgré une procédure assez lourde de légalisation, les corruptions dans beaucoup de pays rendent la situation compliquée et la Belgique même si elle est moins touchée ne fait pas exception. La seconde problématique est que les communes et les ministères sabotent sciemment les dossiers, les personnes qui respectent la Loi pour émigrer en Belgique ont moins de chance de succès que les illégaux de se faire régulariser. Je ne comprends pas la situation et l’ai observée bien souvent, normalement, un migrant qui respecte les critères légaux ne peut pas être empêché, au contraire, plus vous respectez les critères légaux, plus une guérilla administrative se met en place et fait perdre du temps. Disons les choses froidement, globalement les autorités administratives belges communales et ministérielles commettent des abus de pouvoir et des actes illégaux, c’est là le fond du problème. La Belgique dispose d’une législation relativement normale mais l’immigratione est illégalement bloquée par les représentants des autorités, j’ignore si c’est sur instruction ou pour des petits motifs locaux et sordides. Il y a aussi une guéguerre idéologique où les fonctionnaires de gauche bloquent les dossiers les migrants légaux par tous les moyens vexatoires et les fonctionnaires de droite font de même pour les dossiers des illégaux.

OK, ok de toute façon c’est humanitaire et bon pour l’économie, pourquoi discuter ?

Parce que c’est loin d’être aussi évident et c’est là que parler par l’œil de la situation belge prend son sens. Notre chômage est important mais il faut aussi l’additionner aux prépensions, invalidité et cpas ce qui ne devrait pas amener fort loin de 20% d’inactifs sous allocations diverses.
Quand des représentants du patronat se frottent les mains devant les migrants ce n’est pas par humanisme, c’est parce que c’est une population potentiellement travailleuse pour peu, qui ne fera pas la fine bouche et qui servira de moyen de chantage en interne, cela fournira bien évidemment du travail aux professionnels et entreprise mais créera aussi de l’emploi, pour les résidents dans un premier temps. À noter que l’argent investi pour les migrants reste massivement dans le pays donc économiquement parlant, cela coûte peu puisque cet argent est réinvesti presque tout de suite dans l’économie nationale. Quand on fait la comparaison entre nos pays et le Liban ou la Turquie, il y a de quoi rêver, c’est vrai que ces pays font des efforts et supportent le plus grand nombre de réfugiés mais dans un autre sens, ils n’ont pas non plus nos obligations, on ne peut pas comparer les situations parce qu’un pays comme la Belgique a une obligation de standard d’accueil d’une part mais aussi des obligations en terme d’accès au monde du travail, à l’éducation, à la résidence, nationalité, … Des réfugiés au Liban y sont depuis parfois 3 générations sans avoir le droit de s’intégrer au pays, comparons donc le comparable d’autant que notre crise économique continue alors d’un côté, oui, nous avons besoin de jeunes ne fut-ce que pour les pensions mais nous n’avons même pas le début d’une idée de ce que nous pourrons leur faire faire et le nombre prend ici tout son sens ainsi que la vitesse d’arrivée. De toute manière, dans un premier temps, ce phénomène va générer de l’emploi et une merveille de nos sociétés modernes va s’opérer, il va y avoir de l’argent qui va apparaître « par miracle », si nous voulons tenir compte des leçons de vie de ces réfugiés et éviter que leur nombre ne fasse chavirer nos pays, il va falloir faire beaucoup mieux que la Syrie, le Liban ou la Turquie. Ne nous leurrons pas, en majorité, ces gens sont là pour rester, il faut donc gérer et intégrer quitte à parfois être offensant pour leurs connaissances, il faudra expliquer nos pays mais aussi écouter ce qu’ils ont à dire mais parfois aussi à faire des choix et tous ne pourrons pas être pris mais pas pour des raisons de nombre mais pour des raisons d’incompatibilité, l’humanisme ne dispense pas du réalisme et certains devront être renvoyés dans des pays plus compatibles à leur mentalité ou à cause de leurs actes passés, la question se posera alors envers leurs familles si elle avec eux car bien souvent, ce sera un membre seulement qui sera concerné et, là, il faudra choisir entre la solidarité familiale et laisser une chance au plus grand nombre et aux innocents mais je ne crois pas à l’angélisme sur ce point, si une personne est incompatible avec l’accueil, cela ne doit pas pénaliser les autres et ne doit pas les empêcher de rester donc il faut pouvoir ouvrir une possibilité de briser une famille, leur ouvrir un choix. À noter que l’on ne parle pas ici d’une personne légèrement incompatible ou ayant un peu déliré, on parle bien entendu de personnes ayant pratiqué le jihad guerrier, le terrorisme ou prêché la haine et/ou la charia.

Il y a aussi l’aspect logement, la Belgique comporte heureusement de très nombreux logements et locaux vides mais la plupart son insalubres ou presque, raison pour laquelle ils sont vides et convertir des locaux commerciaux ou industriels en logement n’est pas si facile. L’hiver requiert ici un minimum de préparation et d’explications afin d’éviter les intoxications au carbone, les incendies mais aussi les épidémies et risques sanitaires en cas d’hébergement en milieu riche en moisissures. En parlant de risques sanitaires, les vaccinations sont différentes ainsi que les maladies véhiculées même si ce sont ici les migrants qui ont le plus gros risque épidémique, eux ont laissé en général leurs maladies infectieuses en chemin.

Et enfin, il faut aussi veiller à ce que nos système sociaux survivent à l’afflux or ils ne sont pas en bon état et comme notre endettement est hallucinant, il faudrait aussi veiller à ce que ces déplacements de population ne génère pas un effondrement économique qui virerait finalement à un second tour de migration économique suite à l’effondrement de nos sociétés.

Notons aussi que si le réchauffement climatique persiste à augmenter, ceci n’est que le début et 300 voire 500 millions de migrants partant vers l’Europe ne sera plus une fiction ou une éventualité mais un mouvement vitaliste. Tout ceci n’est donc encore qu’un stress test. Un million cette année ? Broutille, l’an prochain, ils pourront bien être 2 à 5 millions et avec un départ dès Pâques, quand le temps le permettra à nouveau car, oui, un fait qui est peu perceptible, ceci n’est qu’un pic, les gens se hâtent car la mauvaise saison approche et les voyages vont ralentir voire stopper pour quelques mois, le temps que les gens et les politiques oublient et pensent que c’est fini.

C’est plus cauchemar qu’un rêve ce truc !

Ironiquement, rêver à un monde plus idéal n’est ni utopique ni irrationnel car améliorer la situation contenterait tout le monde. En effet, les sociétés d’accueil trouvent qu’il y a trop de migrants et trop de migrants bougent malgré eux sans désir d’intégrer une société différente, c’est du confort qu’ils veulent, pas nécessairement une société totalement différente. Ils veulent avoir des choix et améliorer cette situation contenterait en réalité toutes les parties.

Oui mais les aspects sont limités ?

Oui mais on ne fait pas tout ce qui est possible, on fait surtout ce qui arrange et ce qui semble le plus simple.

Il y a un problème avec l’islamisme par exemple : la gauche a favorisé et soutenu l’islamisme par racisme (ils n’ont toujours pas compris que l’islamisme est une culture forte qui ne s’effacera pas devant la « supériorité » morale des valeurs de gauche, ils voient toujours cela sous l’œil tiers-mondiste où l’islamiste est un égaré que l’on remettra gentiment sur le droit chemin par la douceur) et corruption (le socialisme est presque aussi gangréné que le communiste et l’islamisme lui-même est extrêmement corrompu ce qui provoque une compatibilité immédiate).

La droite a aussi ce problème de corruption, souvent inscrit dans son ADN, là où pour la gauche c’est une dérive imposée par les apparatchiks, par contre la droite a souvent soutenu l’islamisme pour contrer la gauche dont anciennement le communisme et parce que justement on peut simplifier les négociations avec des islamistes.

Les libéraux sont là un mélange d’un peu tout, les théologiens de la main invisibles sont les champions des raisonnements tordus, prétendus porteurs de la morale et de la simplicité, dans la pratique, c’est un chaos organisé où ils estiment que chacun est responsable de ce qu’il fait et où tous les comportements déviants seront naturellement sanctionnés. Je vous laisse imaginer sur le plan des ventes d’armes et autres ce que cela donne. Leur approche de la corruption est assez particulière et le terme de commission leur vient plus naturellement à l’esprit. Petit soucis, cette main invisible est un concept réel mais qui se rapproche plus de la gifle et du coup de poing réalignateur tandis que les responsables se sont tirés avec la caisse… Ca c’est la pratique de la théorie.

Reste les factions théologiques qui sont tantôt amies, tantôt ennemies, très compatibles, forcément mais limitées parce qu’elles sont concurrentes. Question corruption, les théologies étant les champions de l’hypocrisie, des rapports de force et de la négociation, ils pèsent très lourd sur la situation.

En réalité, le problème essentiel de notre époque est de penser qu’une théologie ou une idéologie soit la solution alors que chacune ne représente qu’une fraction de la population et seulement une vision caricaturale du monde avec ses points forts, ses points faibles mais aussi ses effets secondaires. La seule vraie recette est de combiner ces facettes ensembles pour les faire collaborer et plus un état arrivera à un état de collaboration sans tomber dans le consensus mou, plus il sera paisible, prospère et en pointe sur le progrès. Mais pour cela, il faut des hommes ou des femmes d’Etat et entre les girouettes et les marchands de tapis, la variété est maigre.

 

Et le peuple dans tout cela ?

Le peuple, il essaie de survivre, surtout, parfois il est membre convaincu d’une faction mais souvent il se contente de suivre ce que son milieu conseille ou encore de sauter dans la bonne case au bon moment. Je ne suis pas convaincu qu’une majorité de population puisse être fanatisée, c’est surtout que nous nous posons rarement beaucoup de questions et que nous écoutons les réponses « acceptables » autour de nous. L’accueil des migrants est aussi une épreuve démocratique, on ne peut accepter les migrants contre l’avis de la majorité de la population, c’est insensé sous tous les angles de faire comme dans le déni actuel. En plus, on peut comprendre le désespoir mais il y a aussi une forme de respect mutuel, le migrant vient demander mais on bascule dans un monde où il vient exiger et, là, on bascule dans l’agression. Trop de mensonges, de déformations et de manipulations dans tout cela.

Je pense, je ne me laisse pas manipuler, n’exagérons pas !

D’abord il y a un problème d’information, la presse est composée majoritairement d’écrivains payés par une faction ou une autre et même les journalistes réels ont du mal à placer un papier qui n’a pas été cadré et épuré sur ce qui dérange la tendance de la rédaction. À partir de là, se faire une opinion quand on n’a qu’une vision caricaturale des faits et très partielle voire des mensonges, se faire une opinion devient horriblement difficile et la majorité des gens finissent par préférer ne plus vraiment en avoir et vivre puis on verra. Pourquoi s’exciter sur quelque chose dans la mesure où c’est complètement orienté ? Dans les plus grands débats de notre époque, les données disponibles sont tellement parcellées et orientées mais demandant aussi beaucoup de connaissances complémentaires en Histoire, en sciences, techniques, … que se faire une vraie opinion personnelle sera de plus en plus difficile.

La presse oui, oui mais on a Internet désormais!

C’est vrai mais comment vous allez pouvoir vérifier la qualité de l’information décrite. Dernièrement, j’ai encore repris un ami tombé dans le sioniste pur et dur qui postait une vidéo de propagande prétendument un enterrement d’un kamikaze palestinien abattu par des israéliens avant de se faire sauter et à qui on aurait oublié de retirer sa ceinture d’explosif. Cette personne est un journaliste  scientifique professionnel avec de l’ordre de 50 années d’expérience. Les drapeaux sur la vidéo n’étaient pas palestiniens, même inconnus, il n’ a pas regardé, après l’explosion la civière avec le mort était intacte mais il reste convaincu que c’était la ceinture d’explosif qui avait détonné. La majorité des gens avaient des blessures aux membres inférieurs et pas à la tête, … Etant convaincu, il a vu ce qu’il voulait voir et nous faisons tous la même chose, nos convictions nous permettent même de « mal » voir des images ou des vidéos, le cadrage est manipulateur.
Alors au final, déjà que nous avons difficile à déterminer la véracité d’une information mais en plus notre propre cerveau nous fait tordre ce que nous lisons et nous voyons.
Cette image reste, selon moi, le plus exemple d’exercice de manipulation:
Manipulation par l'image
Le suivant est un exemple de manipulation par  graphiques, tactique visant à faire croire à de l’objectivi723px-raceiq-mockup-svg1svg1.jpgté. Ici, les courbes n’ont pas les mêmes surface, parfois les pourcentages mentionnent ne font pas 100% du  total, du temps du génocide Rwandais, la presse avait mentionné 1.5 fois la quantité de population du pays comme génocidée, … C’est souvent une démarche politique ou idéologique. Ce sont des choses comme cela qui génèrent des révisionnistes qui vont alors creuser dans l’autre sens comme quand on parlait de 6 millions de juifs morts gazés à Auschwitz. C’est en simplifiant l’Histoire ou en la caricaturant, même pour de nobles motifs que l’on détruit le mieux sa cause. On peut résumer, synthétiser mais simplifier ou occulter peut très vite devenir dangereux.

Très bien, mais à part râler, votre papier, il sert à quoi ?

Effectivement, il faudrait conclure et proposer. Dans proposer, il y a « oser » et c’est cela le maître-mot, il faudrait oser les choses et transformer ces catastrophes en opportunités, ouvrir des choix et montrer aussi aux monstres que leurs actes non seulement vont se retourner contre eux mais que les peuples ont le pouvoir de rétrécir les territoires des monstres.

Le premier volet, c’est de redonner un choix, éviter que les difficultés et les blocages poussent à partir des personnes qui n’en ont pas l’envie, moyens ou capacités réelles. Comment faire ?
Modifier le droit humanitaire, il faut bien comprendre qu’en cas de conflit civil ou militaire, les déplacés restent des citoyens qui ont des droits dont celui de résidence mais aussi que des sommes considérables et très mal employées sont disponibles or tout pays a des zones relativement désertes pour des raisons diverses. L’idée serait de récupérer des grandes zones très peu peuplées et de les sécuriser avec des forces armées étrangères, d’indemniser les populations vivant déjà dans ces zones d’une manière substantielle et d’implanter les camps de réfugiés dans ces zones sécurisées tout en installant des sas pour permettre aux réfugiés suivants de pénétrer tout en évitant autant que ce peut l’infiltration de groupes armés et d’armes. Expliquer bien que ce sont devenu des zones de refuge donc interdites de combat (les divers camps ne seront pas d’accord mais je doute qu’ouvrir un troisième front soit très à leur avantage stratégique). Le but est qu’au fur et à mesure que des zones se vident, les passer au crible pour récupérer les civils et expulser les combattants puis les transformer en refuge de manière à ce qu’en définitive les combats se placent dans des zones de plus en plus restreintes. Ne plus attaquer des zones mais aussi cibler les zones civiles en paix afin de faire barrage. Comme il y aura des zones de plus en plus grandes en paix, le recrutement deviendra difficile et donc les ressources des combattants vont s’épuiser et venir attaquer des positions retranchées et possédant du matériel moderne et en bon état est toujours assez compliqué donc le principe est d’étouffer le conflit sans y prendre part et utiliser la légitimité nationale des habitants pour justifier l’occupation. En arrière, installer des structures de gouvernement compatibles avec les habitudes locales, reconstruire des villes en dur et avec des infrastructures correctes donc léguer à la paix une fondation saine et durable tout en encadrant suffisamment fort pour limiter la corruption. Mettre des conditions drastiques à la participation aux programmes de reconstruction et d’équipement où les responsables deviennent garants sur leurs biens propres et à un degré de parenté mais aussi réinstaurer la peine de mort, il faut en finir avec le badinage des vautours sur la misère. Ainsi les réfugiés peuvent rester en sécurité dans leur pays, reconstruire une vie paisible ou éventuellement partir. Ceci évite aussi que des forces étrangères ne génèrent trop de dommages collatéraux parce que dans tous ces conflits, le problème est toujours le même : où et qui est « l’ennemi » ?

Le deuxième volet, c’est de créer une clé de répartition permettant de se répartir dans le monde entier à partir des camps de réfugiés. Vu plus haut dans le texte, il faut une répartition réaliste fonction de la réalité des pays, on ne mettra pas 10.000 réfugiés en 2016 en Grèce par exemple même si il y a la place.

Je conseillerais aussi d’ouvrir deux catégories de réfugiés : des réfugiés à statut définitif qui demandent donc à s’installer dans le pays d’accueil et les réfugiés à titre temporaire qui s’engagent à rentrer chez eux à l’issue de la situation qui a causé leur départ mais à qui l’on ouvre automatiquement un droit au statut définitif si la situation perdure plus de 10 ans après leur arrivée.
C’est un peu bricolage mais cela permet aussi de trier et de traiter de manière adaptée chaque catégorie, les états récepteurs peuvent aussi moduler l’accueil, …

Le troisième volet concerne la corruption et les opérations spéciales, il faut en finir avec le conseil de sécurité et espérer que la variété nationale mondiale suffise à créer une sphère de sécurité limitant les abus et permettant d’enfin régler des dossiers soutenus par l’un ou l’autre puissant… Oups, on sait bien quel sera le premier dossier qui va sortir mais je soutiendrais là une option drastique, injuste et inventive, à savoir acheter une terre aux Palestiniens et laisser le choix entre l’exil ou la nationalité israélienne avec amnistie générale pour tout le monde, et l’exil pour les palestiniens déjà réfugiés ailleurs, afin d’espérer offrir à chacun des bases saines pour vivre au lieu de s’obstiner dans des directions qui ne peuvent que faire le malheur d’une partie mais ce sera délicat et permettra peut-être d’évacuer un des conflits les plus toxiques pour la moitié de l’Humanité, celui au nom de quoi on dit et permet un peu tout et n’importe quoi et qui fragilise aussi le droit international ainsi que les notions de crimes contre l’Humanité. C’est pas juste, c’est pas parfait mais cela offre un socle sain de reconstruction et une chance de sécurité pour tous, l’évolution actuelle étant sans issue pour les deux parties, aucun ne fera la grâce à l’autre de disparaître poliment alors que tout est intriqué. Le Conseil de Sécurité peut avoir une utilité en tant que groupe de travail mais pas come organe de pouvoir et en tous les cas, il faut en finir avec ce droit de veto qui est absolument toxique.

Le quatrième volet est celui de réformer notre démocratie, en effet, tous ces mouvements vont changer les natalités et les équilibres. Or nous vivons déjà dans des pseudo-démocraties mais où la majorité des conditions de vie du quotidien sont grandement partagées entre la population, les acteurs économiques, sociaux et les politiques. Demain, avec la variété augmentant et sans faire de l’ethnocentrisme, ces consensus seront malmenés et si nos démocraties ne sont pas réformées, les tensions seront élevées et nous pourrions voir surgir un droit communautaire ce qui serait une régression car enfermant plus ou moins chacun selon sa naissance.

Cependant, renoncer à la démocratie n’aurait pas de sens, et pour quel système ? La démocratie est cependant loin d’être idéale, permet de belles erreurs, contient de la corruption et ne choisit pas la meilleure solution mais la solution favorisée par le populisme et/ou les lobbies. La différence d’avec une dictature éclairée et pacifique est donc assez mince et l’une comme l’autre peuvent basculer à tout moment dans l’obscurité à la défaveur d’éléments divers. Songez que l’autorisation de l’avortement, de l’euthanasie, … et le fin de la peine capitale étaient désapprouvés par le peuple, imposé par les élites. Ironiquement, aujourd’hui, on pourrait condamner quelqu’un à la prison à vie mais lui ouvrir la voie à l’euthanasie, une voie médiane en quelque sorte mais riche en potentiels dérapages bien évidemment.

La solution serait donc celle du tiers :

  • 1/3 d’élus au suffrage direct et universel par tous les résidents sur le territoire (avec ancienneté de 5 ans par exemple pour éviter des effets d’aubaine et des manipulations) qui représente l’opinion et les groupes de pression;
  • 1/3 de personnes tirées au sort dans la population nationale (pour équilibrer sur l’attachement au territoire mais ça se dissipera avec le temps) pour générer une équité statistique;
  • 1/3 de personnes choisies sur concours pour un mandat de 5 ans afin de fournir à la démocratie des personnes compétentes au profil scientiste, choisie sur test de QI, de compétence professionnelle et tests éthiques (avec un rejet des personnes condamnées pour des crimes précis tels de sang, terrorisme, …). On pourrait très bien aussi décaler les nominations de chaque catégorie dans le temps et ne plus tout renouveler en même temps sauf si cela générait une ambiance attentiste et de blocage. Ce sont des profils peu populaires et souvent asociaux mais qui oseront proposer des solutions étayées et sans pression populiste.

Le cinquième volet est de rétablir une liberté d’expression quasi absolue mais où un prêcheur devient responsable des conséquences de ses discours au lieu de le condamner pour ses idées et idéaux.

Le sixième volet consiste à normaliser le droit social, environnemental, fiscal et de résidence. Bien entendu, c’est impossible de mettre tout le monde d’accord mais on n’est pas obligé non plus de laisser des états voyous pouvoir faire du dumping incessant et ne pas respecter un minimum d’équilibre. Le but n’est pas une loi unique mais un socle minimal partout et une lutte contre la corruption mais qui est compliquée dans la mesure où cette situation est gérée par les membres les plus corrompus de nos sociétés et qu’ils ne se laisseront ni remplacer ni cadrer facilement. On peut là regretter que les anarchistes du début du XXème siècle ne soient plus, c’étaient eux qui avaient contribué à «expliquer » aux puissants qu’ils devaient réfréner leurs déviances. On pourrait donc considérer un socle commun minimal que pour faire partie du système d’échange mondial et mettre sur pied cette fameuse allocation universelle au lieu de tous ces systèmes compliqués et coûteux, le budget est de toute manière là, la seule chose qui se discute c’est de comment on le dépense. Alors si l’on favorise la sérénité et la lutte contre une misère très coûteuse, on arrivera finalement à des situations moins polarisées donc moins de tensions et d’extrémismes, moins de migrants involontaires et finalement des gens qui construisent une vie et le futur au lieu de se battre pour des concepts et des espoirs.

Et au total, pour ceux qui veulent du pouvoir et de l’argent, ironiquement il y en aura encore plus et sans besoin que cela soit « sale », la seule condition à ne jamais oublier c’est que pour faire « plus » d’argent, il faut qu’il voyage le plus vite possible donc les pratiques spéculatives et de paradis fiscaux doivent changer aussi et établir une forme de fortune en mouvement plutôt qu’en statique et virtuel illusoire.

Concernant les territoires anarchistes, ce seraient des zones lmibres à proximité de grandes villes mais fermés et avec accès contrôlé pour s’assurer que les seules impositions qui y soient de mises soient des structures et organisations de base, des limites technologiques concernant les armes et pas d’implantations sauvages de grands complexes. Ce seraient donc des zones fermées avec les entrées soigneusement contrôlées pour éviter les abus et les dérives, leur but est bien d’offrir des espaces de liberté afin de soulager la société d’une série de frustrations d’une part mais aussi de conserver des zones de libertés quasi absolues mais où les gens devront alors en assumer les conséquences.

Pour ce qui est des états libéraux, soyons francs, les libéraux n’aiment pas la société, ils veulent des organisations simples et pures, permettons la création d’états indépendants basés sur ces principes et laissons-les aussi se débrouiller avec les conséquences au lieu de maintenir cete état de sabotage et de guérilla.

Personnellement, je crois que les sociétés les plus robustes sont celles qui arrivent à faire coexister le plus grand nombre de tendances différentes mais tout a ses limites et tout le monde a le droit d’avoir un environnement compatible d’avec ses opinions. Organiser cela revient à limiter les troubles civils et les guerres diverses ainsi que les tensions intra-communautaires.

Inertie collective

La notion d’inertie collective est atteinte quand des systèmes politiques, des évènements climatiques, des catastrophes, … font que la rapport à l’autorité disparaît et que les gens vont essentiellement se comporter en foules avec une « intelligence » collective toute relative. Quand la pression psychologique dépasse un seuil, des mouvements de masse se forment et ils sont d’autant plus forts que les fondamentaux de misères sont longs et profonds mais aussi qu’ils ont une habitude à vivre et penser en collectif. À partir de là, ils vont suivre un raisonnement même quitte à se fracasser du haut d’une falaise comme les lemmings. L’Homme a souvent tendance à oublier qu’il n’est qu’un animal légèrement évolué, notre vernis de civilisation reste mince et les leviers instinctifs sont toujours là et puissants. Beaucoup de gens ont un peu peur du feu mais mettez une foule dans la panique et cela redeviendra alors de la phobie et vous pourrez la disperser avec une seule torche simplement parce que vous l’aurez mise dans les conditions psychologiques nécessaires et qu’elle ne pensera plus à autre chose qu’à la torche quitte même à sauter dans le vide ou dans l’océan. On ne peut pas juger des gens qui ont vu l’horreur et qui ont été élevés dans la terreur toute leur vie, même les occidentaux jusqu’au quinquas et quadra de ces années ont connu aussi cette sourde terreur, celle de la menace nucléaire ressassée presque quotidiennement tel un croquemitaine pour adulte. Ironiquement, aujourd’hui, le nucléaire est entre les mains de gens encore plus dérangés que les leaders occidentaux de la Guerre Froide et pourtant ce ressort de peur ne marche plus bien, il est comme cassé.

Ces gens ont fuit parfois des paradis et pour des raisons multiples alors que rationnellement ils auraient pu resté mais c’est la conjonction des éléments qui les a jeté sur les routes et les mers, ils se sont laissés terroriser par une poignée de malades mentaux experts en terreur. Bien entendu nous n’avons déjà pas très confiance en notre gouvernement mais nous avons quand même confiance en nos policiers, notre armée, l’enseignement, les médecins, … avec leurs travers et leurs défauts certes mais là-bas, souvent ces gens sont autant l’ennemi que les rebelles et/ou terroristes, ceci explique pourquoi cette équation du désespoir a pris de l’ampleur parce que souvent ces populations s’en fichent de qui gagne, la situation n’en sera pas tellement changée dans le cadre d’une paix civile.

L’Histoire de l’Europe et de l’Afrique ont des parallèles ?

Oui, avec forcément pas mal de siècles de décalage pourtant les similitudes sont étonnantes.

À la base l’Europe est un continent assez vaste, très sauvage, peu peuplé et avec beaucoup de ressources naturelles diverses. La civilisation va rentrer par la Grèce mais rester très limité, se développant essentiellement par les marchands qui vont ainsi faire des échanges jusqu’au Rhin essentiellement. Puis un conglomérat Grec/Perse/Phénicien va faire souche à Albe-la-Longue, voisine du Latium ce qui va générer l’Empire Romain qui s’étendra sur la majorité de l’Europe, pays du Nord du Rhin et de l’Est ainsi que Russie exceptes malgré quelques pointes sporadiques. C’est donc une colonisation qui va générer l’idée d’Europe avec une traite des esclaves assez importante donc les européens ont également subi l’esclavage, entre eux et étaient vendus jusqu’à Carthage, au Proche-Orient, en Perse, en Égypte, … Le mot esclave est d’ailleurs un mot tardif dérivé du mot « slave », désignant les habitants de la région de la Russie et qui étaient déportés en masse par les byzantins, vénitiens, … vers les marchés aux esclaves musulmans mais ceci sera pour plus tard.

Ce contient sera donc majoritairement sous domination romain qui va s’effondrer sous l’invasion des « hordes barbares » en fait des peuples germains poussés par la misère puis eux et d’autres poussés par Attila le Hun et ses troupes qui vont ravager pendant quelques années toute l’Europe avant de disparaître en quelques années. Pendant ce temps, ces peuples germains vont se diffuser sur toute l’Europe mais aussi sur tout le pourtour de la Méditerranée qu’ils vont ravager avant de se poser et de créer des royaumes ce qui permettra la christianisation de l’Europe, religion orientale importée du temps de l’Empire Romain mais en déclin temporaire aidée dans ses œuvres par la terreur des raids Viking qui pillent, massacrent, violent, torturent, tuent et déportent tout ce qui ne sait pas se défendre. Ironiquement, à peine cette christianisation achevée ou presque que l’Islam va se lever et assiéger l’Europe par l’Autriche et l’Espagne et ce durant presque un millénaire. Musulmans et Viking vont se retrouver en concurrence au point que les Vikings ayant atteint la Méditerranée ont du mal à rentrer en Scandinavie et vont tenter de faire le tour par la Mer Noire,   las, c’est trop long alors ils trouvent plus facile de conquérir les Slaves et de fonder … la Russie … D’autres vont se poser en Angleterre et en Normandie, l’organisation médiévale européenne a vécu et la Renaissance va sonner le glas de ces razzias qui vont pourtant persister jusqu’au XVII ème siècle en Autriche et XIXème siècle en Méditerranée. Ces événements sont d’ailleurs une partie de la raison des croisades et de la colonisation de l’Afrique du Nord. Cependant l’effet de ces pressions va avoir une conséquence beaucoup plus effroyable : les européens a force de subir tout cela, à cause aussi de la corruption ce l’Eglise et des Etats ne voient plus vraiment le reste du monde avec beaucoup de sympathie et quand Christophe Colomb découvre les Amériques, les Européens, bloqués par l’Islam dans leur commerce avec les Indes et la Chine vont déferler sur ces terres aux peuples fragiles et vont les ravager. Cette expérience faite et pour gérer les plantations, ils vont alors se lancer dans l’esclavage industriel, le fameux commerce triangulaire, d’abord avec la complicité de chefs africains qui leur, vendent des esclaves puis par la menace et finalement à force de côtoyer l’Afrique et grâce à la découverte de la quinine en Amérique du Sud permettant de lutter contre le paludisme vont coloniser l’Afrique, l’Asie et prendre l’Australie et la Nouvelle–Zélande comme colonies de peuplement. Aux Amériques, les populations indiennes sont massacrées sans pitié et ces terres deviennent quasiment totalement soumises aux occidentaux, l’Amérique du Sud et Centrale va plus se métisser et mieux résister créant une voie alternative.

Il est donc faux de traiter les européens comme la source de tous les maux, ce sont des peuples qui ont été envahis, colonisés, christianisés souvent de force durant des siècles voire plus, cette sauvagerie ne date même que de Christophe Colomb, jusque-là, à part dans les commerces des Slaves, ils étaient même plutôt modérés tenant compte qu’en plus les européens sont plus eurasiens d’ailleurs avec des peuples allant de l’Atlantique à la Mongolie et que l’Histoire a brassé.

En comparaison, sur les durées, les causes et les faits historiques, l’Histoire de l’Afrique est terriblement similaires et si les traumas ont causé autant de déviances aux attitudes européennes qui ont fini par s’assagir, il est à craindre que l’Afrique puisse suivre un cheminement similaire et ne prenne fait et cause pour un sentiment de revanche. Or comme les nations qui exploitent l’Afrique jusqu’à aujourd’hui sont aussi bien européennes qu’américaines ou asiatiques, les conséquences seraient plus que dommageables.

L’intelligence commanderait donc de prendre plus soin de l’Afrique et de par exemple stopper le scandales des terres agricoles vendues à l’étranger et détournées exclusivement à leur profit ainsi que le pillage des autres ressources naturelles.

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