Du Big Bang au Darwinisme, un essai sur l’évolution de l’énergie en matière puis vers le vivant

· Analyse, évolution, big bang, physique

Bonjour, depuis la nuit des temps nous rêvons d’une théorie unique qui relierait tout. Certain ont cherché une voie divine d’autres la pierre philosophales voire la table d’émeraude et plus récemment la formule des dimensions.
Ironiquement, malgré toute notre science, non seulement nous ne savons même pas toujours ce qu’est l’énergie que nous confondons souvent avec ses effets plutôt qu’avec sa nature (l’énergie électrique n’est qu’une conséquence d’un rééquilibrage d’énergie par exemple, la force de gravité change selon la vitesse et la trajectoire, …) mais même le concept de matière est mis à mal au point qu’il ne serait même plus ridicule de penser que nous ne serions que des hologrammes solidifiés.
L’essai suivant a pour ambition de montrer une trajectoire logique entre le Big Bang et notre situation actuelle, de montrer des convergences de mécanismes.
Les anciens grecs nous ont légué le concept d’atome et pourtant nous nous gaussons parfois de leur vision du monde simpliste car pré-science, leur discours contenaient encore beaucoup de symbolisme et pourtant, sans satellites, sans électronique, ils ont eu l’intuition de l’existence de l’atome, déterminé le diamètre terrestre avec une précision satisfaisante et décrit bien des phénomènes naturels tout en nous léguant des concepts mathématiques si fondamentaux que nous les utilisons toujours.
Ils disaient qu’il existe quatre éléments : l’air, l’eau, la terre et le feu. Notre science, depuis Lavoisier a rejeté cette vision pourtant vu sous un angle symbolique et faute d’un autre vocabulaire, ils n’avaient peut-être pas tort : l’air représente d’état gazeux, l’eau l’état liquide et la terre l’état solide mais le feu serait en trop sauf si on le regarde comme l’état d’énergie (sous forme de chaleur ou de vitesse en fait voire de masse), celui qui permet de passer d’un état à l’autre ou celui qui charge chaque élément matériel.

Revenons à l’atome avec ce petit tableau qui représente les données d’une molécule d’eau :

Conversion vide/matière du lac BaïkalQuand on regarde les dimensions de l’atome, c’est très petit, un noyau est 10.000 fois plus petit que l’atome et pourtant, neutrons et protons ne sont en réalité chacun que 3 quarks qui sont encore 10.000 fois plus petits que les neutrons et protons. L’électron n’est « que » 10fois plus petit que les composants du noyau.
Quel rapport avec les 4 éléments et les grecs ? Et bien, tout simplement que la matière est finalement rarissime, nous sommes essentiellement composés de vide soutenus par des champs d’énergie. Pour trouver un exemple qui ait encore du sens pour nos perceptions, j’ai dû me rabattre sur un exemple énorme : le lac Baïkal car même une piscine olympique serait encore imperceptible : la quantité réelle de matière de l’eau du lac Baïkal qui fait de l’ordre de 23.600 km³ ne serait en réalité que l’équivalent d’un cube de 41 cm de côté soit 67 litres, un gros réservoir d’essence, sans plus.

I, Michal Maňas (User:snek01), have translated image Vodikove mustky kalotovy model made by User Qwerter at Czech wikipedia Qwerter to English.L’exemple de l’eau n’est pas innocent non plus car c’est un matériau qui a la propriété d’être amorphe ou presque en phase liquide mais cristallin en phase solide, ce sera donc un bon exemple pour la démonstration qui va suivre.
Pourquoi autant de vide ? Simplement parce que tous ces éléments sont chargés d’énergie et qu’ils se repoussent, c’est la quantité et la force qui va déterminer la distance et les angles.
D’autres atomes ou molécules donneront des résultats différents bien entendu mais l’on voit bien que vu les échelles étudiées la disproportion entre les dimensions et les proportions est telle que cela ne change pas grand’chose. Chaque fois que nous pensons avoir trouvé la particule ultime, nous en trouvons une plus petite et avec encore plus de vide.
Or nous en sommes aux quarks et avec la notion de boson qui est une particule de génération de masse en gros.
Á ce stade, il est donc tout à fait possible que même les photons deviennent trop « gros » que pour traverser les champs et que donc ils matérialisent ce que nous appelons la matière et qui nous composent mais tout ceci pourrait bien n’être en réalité qu’une suite de combinaison de champs d’énergie issue du Big Bang originel.
Nous voyons que la matière demanderait en réalité extrêmement peu d’espace sans l’énergie qui la contient et provoque son expansion. Et si nous avions tout faux et que l’énergie soit ce qui compose la matière.
Revenons au Big Bang, il est théoriquement apparu suite à une explosion d’énergie dans un état super dense. Or l’énergie, sans la matière ne demande pas d’espace théorique, elle peut être dans une valeur infinie ou infiniment grande dans un simple point.
Imaginons que soudain suite soit à une dégradation, une perturbation, … il se soit créé une polarisation au sein de cette énergie jusque-là homogène et qui va alors imposer l’existence d’un espace car le premier champ d’énergie était né. Cet événement pourrait alors continuer en cascade jusqu’à un forme d’équilibre et créerait les premières particules élémentaires, au nombre très restreint car les permutations ou les combinaisons sont encore rares. Il est d’ailleurs probable qu’il nous resterait encore une ou deux couches de particules à encore découvrir avant de tomber sur les champs originels. Chaque couche permet une complexification supplémentaire de résultat jusqu’à ce que la pression tombe et crée un équilibre de la matière. Ceci permettrait aussi d’expliquer la matière noire comme étant des restes de l’énergie originelle pas encore convertie et encore en transformation. Ceci serait dû au fait que toute variation de nature entre les éléments crée des forces antagonistes qui génère une répulsion à distance et angle proportionnels aux forces en présence.

A depiction of the atomic structure of the helium atom. The darkness of the electron cloud corresponds to the line-of-sight integral over the probability function of the 1s atomic orbital of the electron. The magnified nucleus is schematic, showing protons in pink and neutrons in purple. In reality, the nucleus (and the wavefunction of each of the nucleons) is also spherically symmetric and 1s, and the four particles, each with a different quantum number, like the electrons in the helium atom, are all most likely to be found in the same space, at the exact center of the nucleus. (For more complicated nuclei this is not the case.Thanks to Åke Back.)On m’objectera qu’au niveau atomique, il y a trois éléments; électron, neutron, proton.  C’est vrai que c’est un problème dans ma théorie sauf si l’on considère que la notion de neutrons et de protons serait une erreur de perception. En effet, l’électron est une particule élémentaire tandis que le neutron et le proton sont des particules subatomiques composés de particules élémentaires. Or, en sciences comme en mathématiques, on ne peut pas équilibrer et pleinement comparer des éléments qui ne sont pas de la même famille ou de même nature comme les composants du protons et du neutron sont de même nature que l’électron, il faudrait normalement mettre les équations d’équilibre à ces niveaux-là au lieu de comparer un niveau subatomique avec un niveau élémentaire, c’est un peu comme de comparer la composition chimique d’eau à celle de l’azote,l’une est une molécule, l’autre est un atome.
Français : Expansion de l'univers par User:Kyle_the_hacker 17:26, 9 November 2006 (UTC)L’Univers, soumis à cette déflagration mais aussi désormais à l’existence de la gravité va alors continuer à s’étendre en tourbillonnant d’autant que cette matière noire peut très bien continuer à exercer une pression. Cette matière : les atomes vont alors pouvoir utiliser les restes de l’énergie vagabonde pour se combiner entre eux et créer alors des molécules ce qui est une nouvelle couche de complexité. Nous aurions alors une vingtaine de particules créant de la «matière », des ondes très diversifiées, … Puis une centaine d’éléments de base donnant alors à des millions de molécules par combinaison.
On se prendrait même à songer que la matière n’est peut-être qu’un déchet du Big Bang …
Les systèmes solaires vont alors se former et, curieusement, obéir à des lois de rotation très semblables au microcosme y compris quand ils s’unissent entre eux dans les galaxies et se positionnent à des emplacements équilibrés par les masses et les vitesses comme dans les molécules. Le microcosme et le macrocosme n’obéissent pas aux mêmes lois mais ont des philosophies de fonctionnement similaires en revanche. Ces système solaires vont alors s’agglomérer en galaxies mouvantes et tournoyantes toujours ce souvenir de l’impulsion initiale dirait-on.
Ces systèmes solaires et galaxies sont donc désormais une nouvelle couche d’existence avec une complexité encore supérieure à la couche des atomes et des molécules et dotés de leur dynamique propre.
Or il se fait que sur au moins un monde les permutations ont fait que désormais des organismes ne vont plus obéir aux équilibres des forces mais devenir autonomes et se complexifier au fur et à mesure de l’évolution, unicellulaire, puis microscopique, végétale et enfin animale.
Pour aboutir finalement à l’Homme qui va user de l’Univers au lieu de laisser l’Univers le gouverner.
Bien entendu, l’Univers en immense et avec une puissance qui nous dépasse mais si aucun cataclysme naturel ne survient, notre maîtrise peu devenir souveraine.
Le Lamarckisme est la transmission des caractères acquis suite à des besoins tandis que le Darwinisme est la sélection naturelle, ils vont très bien ensemble en réalité car l’un explique le comment et l’autre le pourquoi.
On pourrait donc très bien imaginer que la Théorie de l’Évolution s’étendrait depuis le Big Bang jusqu’à nos jours créant chaque fois une couche de complexité supplémentaire. Nous n’en serions qu’un avatar actuel jusqu’au saut suivant.

De cette manière, le mécanisme de l’évolution aurait démarré lors du Big Bang suite à une sorte de polarisation ou de déséquilibre.

Exemple d'informations binaires. Cette suite est-elle aléatoire ? par OknoMaintenant, l’apparition de la vie? Comme nos premiers ordinateurs en fait, une sorte de mouvement mécanique autonome qui se recombine et se complexifie à l’image de notre binaire informatique qui permet de créer jusqu’à des intelligences artificielles.

Utopie? Délire? Pourtant, en moins de 50 ans, nous sommes déjà partiellement capables de manipuler directement le vivant et de créer la pensée. Nous savons déjà grosso modo comment la vie aurait pu commencer mais les délais expérimentaux pour le démontrer sont encore un problème. Dans 100 ans nous rirons de toute cela.

Conclusion, il est bien possible qu’effectivement la matière ne soit qu’une illusion, la projection des champs d’énergie complexifiés et combinés et que la particule ultime ne soit que …. le vide.

Je vous remercie de votre attention et vous présente toutes mes excuses dans mes efforts à promouvoir le chiffre d’affaire des marchands d’aspirine.

Hugues CREPIN

Voir aussi:

Au sujet de l’immobilité

Un univers à la fois fini et infini

L’entropie du vivant

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